RPT-Début de la présidentielle en Grèce, Samaras compte ses forces

mercredi 17 décembre 2014 06h25
 

(Rpt avec renvoi vers l'encadré factuel sur le scrutin)

par Deepa Babington

ATHENES, 17 décembre (Reuters) - Partisans et adversaires de la politique d'austérité comptent leurs forces ce mercredi en Grèce à l'occasion d'un premier tour d'élection présidentielle qui pourrait engager le pays vers une nouvelle période de forte instabilité.

Le Premier ministre Antonis Samaras est quasiment certain de ne pas réunir dès mercredi la majorité nécessaire à la Vouli, le parlement monocaméral, pour faire élire son candidat au poste de chef de l'Etat, Stavros Dimas.

Lors des deux premiers tours sur les trois que compte ce scrutin au suffrage indirect, la majorité est fixée à 200 élus sur les 300 du parlement. Or la coalition d'Antonis Samaras, qui rassemble son parti conservateur et le parti socialiste, dispose de 155 députés.

Tout l'enjeu de ce premier tour est de savoir si le Premier ministre a tout de même réussi à créer un élan susceptible de rassembler autour de son candidat les 180 voix qui seront nécessaires au troisième tour le 29 décembre.

Au sein de sa coalition, on considère qu'un score de 160 voix ou moins sera un coup sévère tandis qu'à partir de 170 suffrages, la tâche consistant à convaincre une poignée d'élus supplémentaires paraîtra plus aisée.

Rarement une élection présidentielle aura été aussi dramatisée en Grèce, où les fonctions de chef de l'Etat sont essentiellement honorifiques.

Si aucun candidat ne réunit la majorité des trois-cinquièmes au troisième tour, des élections législatives anticipées devront être organisées. Dans ce cas, les instituts de sondage accordent de fortes chances de victoire à Syriza. Ce parti de gauche promet d'affranchir la Grèce du plan d'aide financière internationale qui lui a évité de s'effondrer sous le poids de sa dette, mais en échange duquel la population a subi une cure d'austérité drastique depuis 2010.   Suite...