Repsol finalise son offre de rachat de Talisman-source

vendredi 12 décembre 2014 17h12
 

MADRID, 12 décembre (Reuters) - La compagnie pétrolière espagnole Repsol est en train de finaliser une offre de rachat du producteur canadien Talisman Energy et a envoyé des responsables du groupe à Calgary dans le but d'accélérer les négociations, apprend-on vendredi d'une source directement informée de l'affaire.

L'offre potentielle, initialement révélée par le Financial Times, pourrait se situer dans une fourchette allant de six à huit dollars par action Talisman, rapporte le quotidien, soit une prime de 118% par rapport au cours de clôture de jeudi de 4,26 dollars canadiens (3,69 dollars).

L'action du groupe de Calgary, cinquième producteur pétrolier indépendant du Canada, gagne 33,8% à 5,70 dollars canadiens à 16h GMT. Sa capitalisation boursière est d'environ quatre milliards de dollars. Repsol perd 4,82% à 16,38 euros.

"Des responsables de Repsol sont au Canada mais aucune offre n'a encore été présentée", indique-t-on de même source.

La compagnie espagnole avait déclaré en novembre qu'elle disposait de dix milliards de dollars (huit milliards d'euros) ou plus pour acquérir des actifs dans le pétrole et le gaz de pays de l'OCDE, qui offrent 7 à 8% de retour sur investissement.

Elle ajoutait qu'elle souhaitait profiter de la dépréciation de valeur des schistes américains à la suite de la chute des cours pétroliers, ce qui pourrait lui permettre de compenser la perte de ses activités en Argentine, saisies en 2012.

L'action Talisman a chuté de 63% depuis son pic de 11,50 dollars canadiens atteint fin août avant l'annonce qu'un premier cycle de négociations avec Repsol avait échoué.

Des sources avaient alors indiqué à Reuters que les actifs en Mer du Nord de Talisman décourageaient Repsol. Ces projets, au Royame-Uni et en Norvège, ont systématiquement manqué leurs objectifs de production. La plupart d'entre eux sont détenus en commun avec le chinois Sinopec, ce qui rendrait difficile une sortie rapide de cette zone de production.

Une autre source a récemment indiqué à Reuters que les deux sociétés avaient repris les discussions en septembre mais que celles-ci n'avaient pas non plus abouti. (Carlos Ruano, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)