RWE n'exclut plus des licenciements secs

mercredi 10 décembre 2014 12h46
 

DUSSELDORF, 10 décembre (Reuters) - RWE a dit mercredi qu'il ne pouvait plus exclure la possibilité de licenciements secs en raison d'une crise structurelle du secteur de l'énergie qui lui a coûté des milliards d'euros en pertes et dépréciations.

Le développement intensif du solaire et de l'éolien a bouleversé le secteur des sociétés de services aux collectivités ("utilities"), obligeant nombre d'entre elles à désactiver des centrales thermiques et à prendre des mesures radicales pour refondre leur modèle d'entreprise ("business model").

Le concurrent E.ON, numéro un allemand des services aux collectivités, a ainsi annoncé la semaine passée qu'il se scindrait en deux pour se séparer de ses activités de production conventionnelle d'électricité et se recentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution.

"Personne ne veut de licenciements secs", a dit une porte-parole de RWE mercredi, dans un courriel. "Mais à moins que la situation de RWE ne s'améliore sensiblement, on ne peut plus les exclure".

Le syndicat Verdi réclame une augmentation des salaires de 4,5% sur 12 mois chez la deuxième "utility" allemande et compte lui demander d'étendre la proctection de l'emploi jusqu'à la fin de 2018. Les négociations doivent débuter le 16 décembre, a ajouté Verdi.

Le président du directoire de RWE Peter Terium avait dit à Reuters en septembre qu'il présenterait en décembre au conseil de surveillance une nouvelle stratégie sur le moyen terme, précisant qu'elle se traduirait par de nouvelles baisses des coûts.

Deux sources proches du dossier ont dit que le conseil de surveillance de RWE se réunirait le 12 décembre. RWE s'est refusé à tout commentaire à ce sujet.

Les analystes pensent que RWE versera un dividende inchangé d'un euro par action cette année. (Matthias Inverardi, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)