** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mercredi 10 décembre 2014 07h56
 

PARIS, 10 décembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes devraient
rebondir mercredi à l'ouverture, même si les données qui avaient précipité leur
chute de la veille n'ont guère changé: incertitudes politiques avec l'avancée de
la date de l'élection présidentielle grecque et déprime des cours des matières
premières, pétrole en tête, témoin de l'atonie de la conjoncture mondiale et
source de volatilité.
    D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien 
pourrait gagner jusqu'à 0,7% à l'ouverture, le Dax à Francfort 0,8% et
le FTSE à Londres 0,3%.
    Après deux séances, ces trois indices affichent un repli de quelque 3%
depuis le début de la semaine et une baisse comprise entre 2% et 3% depuis le
début du mois après un mois de novembre plutôt faste.
    La Bourse de Tokyo a de son côté plongé de 2,25%, tombant à un plus bas de
deux semaines mais restant non loin d'un pic de plus de sept ans, la vigueur du
yen venant exacerber l'effet négatif des autres paramètres déjà cités.
    Alors que le dollar avait atteint un pic de sept ans face au yen lundi, à
121,86 yens, le billet vert était revenu vers 119 yens, ayant même chuté à un
moment de 2% à moins de 118. La devise américaine est à la fois victime d'un
mouvement de prises de bénéfices et d'un engouement des investisseurs pour le
yen, l'une des valeurs refuge privilégiées par temps d'incertitude.
    L'euro, qui avait touché un creux de plus de deux ans vendredi face au
dollar à la suite de chiffres de l'emploi aux Etats-Unis nettement supérieurs
aux attentes, poursuit sa remontée entamée depuis le début de la semaine,
s'approchant du niveau de 1,24 dollar.
    Après un bref répit mardi, les cours du pétrole sont repartis à la baisse
mercredi, toujours sous le coup du déséquilibre entre une offre surabondante et
une demande en berne du fait du ralentissement de la croissance mondiale.
    La statistique du jour en provenance de la Chine, un des principaux
consommateurs de brut, ne devrait guère être source d'optimisme: l'inflation est
revenue à plus bas de cinq ans en novembre, signe que l'économie tourne au
ralenti. Et, comme dans la zone euro, le spectre de la déflation commence à
faire son apparition.
    La Grèce, le pays qui a été à l'origine de la crise de la dette de la zone
euro et qui n'est toujours pas sortie de son plan d'aide international, est
revenue avec force au premier plan de l'actualité.
    Le gouvernement grec a nommé mardi l'ancien commissaire européen Stavros
Dimas comme candidat à la présidentielle pour le scrutin à quitte ou double du
17 décembre qui pourrait déboucher sur des législatives anticipées et qui a fait
plonger la Bourse d'Athènes la veille. 
        
 PRINCIPAUX INDICATEURS ECONOMIQUES A L'AGENDA DU 10 DÉCEMBRE
 PAYS  GMT   INDICATEUR                 PÉRIODE      CONSENSUS   PRÉCÉDENT
 FR    07h45 Production industrielle    octobre      +0,1%        0,0%
 GB    09h30 Balance commerciale        octobre      -£9,5 mds   -£9,821 mds
    
    VALEURS À SUIVRE
    * TUI AG a déclaré mercredi que son objectif d'un milliard
d'euros de bénéfice brut était à portée de main durant l'exercice en cours, le
voyagiste allemand publiant sa dernière volée de résultats avant sa fusion avec
TUI Travel. 
    
    * BG GROUP a annoncé mardi avoir vendu sa filiale QCLNG Pipeline Pty
Ltd à l'australien APA Group APA.AX pour cinq milliards de dollars (4,04
milliards d'euros). 
    
    

 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)