ENCADRE-L'élection présidentielle grecque

mardi 9 décembre 2014 18h48
 

ATHENES, 9 décembre (Reuters) - En décidant d'avancer l'élection présidentielle, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, joue son avenir politique sur un vote au suffrage indirect qui risque d'avoir un impact sur la situation économique et sociale de son pays et qui, déjà, nourrit l'incertitude et alimente les tensions sur les marchés financiers.

LE MODE DE SCRUTIN

L'élection présidentielle se jouera en trois tours au maximum, les 17, 23 et 29 décembre. Aucun débat parlementaire n'aura lieu et les députés voteront l'un après l'autre. Il leur sera interdit de faire la moindre déclaration sur leur choix pendant le déroulement du scrutin.

Antonis Samaras, dont la majorité compte 155 sièges sur 300 à l'unique chambre du Parlement, a besoin de 200 voix s'il veut faire élire son candidat au premier ou au deuxième tour, une majorité des deux tiers qu'il lui sera probablement impossible de réunir.

Un troisième tour devrait donc se tenir le 29 décembre, lors duquel 180 voix (trois cinquièmes du corps électoral) suffiront pour désigner le nouveau président.

Si aucun candidat n'est élu au troisième tour, le Parlement doit être dissous dans les dix jours et des élections anticipées doivent être convoquées. Les législatives grecques se tiennent généralement dans les quatre semaines qui suivent leur convocation.

Le nouveau Parlement dispose ensuite de 20 jours pour tenter à son tour d'élire un président. Dans ce cas, la majorité des trois cinquièmes est suffisante dès le premier tour de scrutin, la majorité simple au troisième.

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