GB/Indicateurs-Baisse du taux de chômage à 5,8%, hausse des salaires

mercredi 21 janvier 2015 10h52
 

LONDRES, 21 janvier  (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * LE TAUX DE CHÔMAGE RECULE À 5,8%, HAUSSE DES SALAIRES
    21 janvier - Le taux de chômage a reculé à 5,8% sur la
période septembre-novembre au Royaume-Uni, son plus bas niveau
depuis plus de six ans, et le nombre de demandeurs d'emploi a
continué de diminuer en décembre, selon des chiffres officiels
publiés mercredi.
    Le nombre de chômeurs a baissé de 29.700 à 868.000 le mois
dernier alors que les économistes attendaient en moyenne une
diminution de 25.000. La baisse de novembre, d'abord annoncée à
26.900, a été révisée à 29.600.
    Sur les trois mois à fin novembre, le taux de chômage au
sens du Bureau international du travail a ainsi reculé à 5,8%
contre 6,0% en juin-août mais la population en emploi n'a
augmenté que de 37.000 sur la période, à 30,8 millions, soit la
hausse la plus faible depuis la période mars-mai 2013.
    Les revenus salariaux, bonus compris, ont augmenté de 1,7%
sur ces trois mois, comme attendu par les économistes, après un
gain de 1,4% en août-octobre. Hors primes, la hausse a atteint
1,9%.
    Le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 1,7% hors bonus,
dépassant pour le troisième mois de suite le niveau de
l'inflation après être resté à la traîne durant cinq ans.
    Tableau 
    
    * L'INFLATION RECULE À 0,5%, PLUS BAS DEPUIS MAI 2000
    13 janvier - L'inflation en Grande-Bretagne n'avait jamais
été aussi faible depuis mai 2000, selon les données relatives au
mois de décembre, ce qui devrait être favorable à la
consommation des ménages et épargner à la Banque d'Angleterre
toute pression en vue d'un relèvement des taux d'intérêt.
    Reflétant l'effondrement des cours du pétrole, l'inflation a
reculé à 0,5% en rythme annuel en décembre, après 1% en
novembre, selon l'Office des statistiques nationales (ONS).
    Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une
progression de 0,7%.
    L'ONS souligne que les principaux facteurs de ce
ralentissement de la hausse des prix sont la chute des cours du
pétrole et l'allègement des factures de l'électricité et du gaz.
    Déjà atteint en mai 2000, ce taux annuel d'inflation est le
plus bas jamais observé depuis le suivi de cette statistique par
l'ONS en 1989.
    Les données de l'ONS montrent en outre que les prix à la
production ont reculé de 0,8% sur un an en décembre, soit le
recul le plus marqué depuis septembre 2009. Cette baisse est
supérieure à ce à quoi s'attendaient les économistes.
    Les prix de l'immobilier ont progressé de 10% sur un an en
novembre en Grande-Bretagne, après 10,4% en octobre, montrent
aussi les statistiques de l'ONS.
    Tableau 
    
    * PRODUCTION INDUSTRIELLE EN BAISSE EN NOVEMBRE
    9 janvier - La production industrielle et la construction en
Grande-Bretagne ont reculé en novembre, montrent les chiffres
officiels publiés vendredi.
    La production industrielle britannique a fléchi de 0,1%,
prolongeant de manière inattendue la baisse d'octobre, alors que
les prix de l'énergie ont reculé de plus de 5% sur le mois en
raison de travaux d'entretien sur les champs de pétrole de la
mer du Nord.
    Le sous-indice de la construction a lui aussi reculé de 2%
en novembre, ressortant en dessous des attentes des économistes
qui prévoyaient un rebond de tous les types de nouveaux travaux
autres que le logement privé et les infrastructures, annoncés en
 baisse.
    Ces chiffres sont de nature à renforcer les inquiétudes sur
l'économie britannique qui a perdu de sa vigueur vers la fin de
l'année dernière.
    Tableau 
    
    * LE DÉFICIT DE LA BALANCE COMMERCIALE SE RÉDUIT 
    9 janvier - Le déficit commercial de la Grande-Bretagne
s'est réduit en novembre. Le déficit des biens a reculé à 8,848
milliards de livres (11,30 milliards d'euros) en novembre,
dépassant les prévisions qui tablaient sur 9,4 milliards de
livres, le chiffre le plus bas depuis mars.
    Le déficit total des échanges de biens et de services est
tombé à son plus bas depuis juin 2013 à 1,406 milliard de
livres.
    Selon l'Office des statistiques nationales (ONS), la valeur
des importations de pétrole a chuté à son plus bas niveau depuis
octobre 2010, en partie à cause des prix pétroliers moins chers.
    Les exportations des marchandises en volumes dans les trois
mois à novembre ont enregistré leur plus forte croissance depuis
juillet 2013, à 3,8%.
    Tableau