GB/Indicateurs-L'état des finances publiques s'améliore en novembre

vendredi 19 décembre 2014 11h13
 

LONDRES, 19 décembre (Reuters) - Les principaux indicateurs
macro-économiques britanniques publiés ce mois-ci :
    
    * AMÉLIORATION DES FINANCES PUBLIQUES EN NOVEMBRE
    19 décembre - L'état des finances publiques britanniques
s'est fortement amélioré en novembre grâce notamment aux amendes
payées par les banques après le scandale sur les taux de change,
selon des chiffres publiés vendredi par l'Office des
statistiques nationales (ONS).
    Les finances publiques ont également bénéficié d'une hausse 
des recettes de l'impôt sur le revenu qui étaient
particulièrement faibles jusqu'à présent. Mais le ministre des
Finances George Osborne a encore du travail pour atteindre ses
objectifs de réduction des déficits publics qui est au coeur de
la politique économique menée par la coalition entre
conservateurs et libéraux-démocrates, au pouvoir depuis 2010.
    L'ONS précise que les emprunts nets du secteur public, hors
banques contrôlées par l'Etat, se sont établis à 14,1 milliards
de livres (17,97 milliards d'euros) le mois dernier, soit une
baisse de 10% comparé à 2013.
    Les économistes interrogés par Reuters attendaient en
moyenne un déficit de 15 milliards de livres.
    Selon l'ONS, les statistiques de novembre ont été stimulées
par le paiement d'une amende de 1,1 milliard de livres par les
banques en vertu d'un règlement avec les organismes de
régulation après une enquête sur des soupçons de manipulation
des taux de change. 
    
    Tableau 
    
    * CROISSANCE SANS PRÉCÉDENT DEPUIS PLUS DE 10 ANS POUR LES
VENTES AU DÉTAIL
    18 décembre - Les ventes au détail en Grande-Bretagne ont
bondi en novembre à leur niveau le plus élevé en rythme annuel
en plus d'une décennie à la faveur de promotions durant
l'équivalent britannique du "Black Friday", la période marquant
le début des achats de Noël.
    En volume, les ventes ont progressé de 1,6% sur le mois pour
afficher une croissance de 6,4% sur l'année, le rythme le plus
rapide depuis mai 2004, a annoncé jeudi l'Office des
statistiques nationales (ONS). 
    Les économistes attendaient en moyenne une hausse de 0,3%
sur le mois et 4,4% en rythme annuel.
    
    Tableau 
    
    * TAUX DE CHÔMAGE INCHANGÉ À 6,0% EN OCTOBRE
    17 décembre - La hausse des salaires a été supérieure à
l'inflation en octobre, tandis que le taux de chômage a été
stable sur la période d'août à octobre, selon des données
officielles publiées mercredi.
    Le taux de chômage est resté à 6,0% sur la période allant
d'août à octobre, à un plus bas depuis six ans, a dit l'Office
national de la statistique (ONS). Les économistes anticipaient
en moyenne un taux de chômage de 5,9%.
    Le nombre de personne au chômage a baissé de 63.000 sur la
période, la diminution la plus faible depuis juillet-septembre
2013. Les créations d'emplois ont ralenti depuis leur pic d'un
peu plus de 300.000 sur la période février-avril de cette année.
    L'ONS précise que pour le seul mois d'octobre, le salaire
moyen, hors primes, a augmenté de 1,8% par rapport à octobre
2013, comme en septembre. 
    La Banque d'Angleterre surveille de près l'évolution des
coûts de travail pour apprécier au mieux le moment le plus
opportun pour commencer à remonter ses taux d'intérêt.    
    La hausse des salaires ne montre que depuis quelques temps
des signes d'accélération après avoir été longtemps inférieure à
l'inflation depuis la crise financière de 2007-2009. L'ONS
précise qu'avant septembre, il faut remonter à septembre 2009
pour voir les salaires progresser plus vite que l'inflation. 
    Sur la période août-octobre, les émoluments hebdomadaires
moyens, hors bonus, ont augmenté de 1,6% contre +1,2% sur les
trois mois à fin septembre. Les économistes attendaient une
hausse de 1,5% du salaire moyen, hors bonus.
    
    Tableau 
    
    * HAUSSE DE 1,0% DES PRIX À LA CONSOMMATION SUR UN AN
    16 décembre - L'inflation est revenue à un creux de plus de
12 ans en novembre, une évolution qui s'explique surtout par le
recul de 5,9% du prix de l'essence et qui est susceptible
d'augmenter le pouvoir d'achat des ménages.
    Selon l'Office des statistiques nationales, les prix à la
consommation ont augmenté de 1,0% sur un an le mois dernier, du
jamais vu depuis septembre 2002, contre +1,3% en octobre et un
consensus des économistes de 1,2%.
    Les prix alimentaires, du fait d'une concurrence acharnée
entre supermarchés, ont reculé de 1,7%, soit leur repli le plus
marqué depuis juin 2002.
    La bonne tenue de la livre a contribué à contenir
l'inflation en faisant baisser le coût des importations.
    En novembre, la Banque d'Angleterre avait dit que
l'inflation passerait sous la barre de 1% au cours des mois à
venir. Depuis cette déclaration, la chute des cours du brut
s'est accélérée.
    Le salaire moyen a augmenté davantage que les prix à la
consommation en septembre, une évolution que ne manquera pas de
souligner le gouvernement à l'approche des élections
législatives de mars.
    L'Office des statistiques nationales a également dit que les
prix à la production avaient reculé de 0,1% sur un an en
novembre, soit une baisse moins marquée que prévu.
    Le prix des maisons a pour sa part augmenté de 10,4% sur un
an en octobre après +12,1% en septembre.
    
    * DÉFICIT UN PEU PLUS CREUSÉ QUE PRÉVU
    10 décembre - Le déficit commercial est revenu en octobre à
son niveau le plus bas en sept mois, à la faveur d'une baisse
des importations de pétrole et d'une légère hausse des
exportations, selon des données officielles publiées mercredi.
    L'Office national de la statistique (ONS) a précisé mercredi
que ce déficit s'était établi à 9,620 milliards de livres (12,2
milliards d'euros) contre 10,5 milliards en septembre et un
consensus des économistes de 9,5 milliards.
    Les exportations ont légèrement augmenté pour atteindre
24,336 milliards de livres en octobre, à la faveur de livraisons
d'argent à l'Inde, tandis que les importations ont reculé de
près de 700 millions de livres.
    Ce repli est surtout dû à une baisse des importations de
pétrole, évolution probablement liée à un retour à la normale de
la production en mer du Nord, qui avait été perturbée cet été
par des opérations de maintenance.
    
    Tableau de la statistique 
    
    * LA PRODUCTION INDUSTRIELLE RETOMBE EN OCTOBRE
    9 décembre - La production industrielle et surtout
manufacturière est retombée en octobre au Royaume-Uni, sous le
coup notamment d'une baisse de la production de produits
électroniques, après un mois de septembre vigoureux.
    La production industrielle a diminué de 0,1% par rapport à
septembre après un bond de 0,7% (+0,6% en première estimation)
le mois précédent, a précisé mardi l'Office des statistiques
nationales (ONS).
    La production manufacturière, qui ne tient pas compte de
l'énergie, a reculé beaucoup plus nettement de 0,7%, sa plus
forte baisse mensuelle depuis mai.
    Dans le compartiment des produits informatiques et
électroniques, la baisse a atteint 4,5%. La pharmacie/chimie a
aussi pesé, selon l'ONS, alors que la production automobile a
augmenté mais moins qu'en septembre.
    Dans le secteur des hydrocarbures, la hausse a été de 2,0%
après +3,4% en septembre (+3,8% en première estimation).
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en
moyenne une progression de 0,2% de la production, tant générale
que manufacturière, en octobre.
    Sur un an, la production industrielle reste en hausse de
1,1% et la production manufacturière progresse de 1,7%.
    Tableau