Vives réserves sur une privatisation de l'aéroport de Mérignac

lundi 8 décembre 2014 14h53
 

* Après Toulouse, Bordeaux?

* Un aéroport à usage civil et militaire

* Ouverture "limitée" aux opérateurs étrangers

par Claude Canellas

MERIGNAC, Gironde, 8 décembre (Reuters) - Après la vente par l'Etat de 49,99% des parts de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un consortium chinois, la prudence domine en Gironde sur l'éventuelle privatisation de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, où prévalent les enjeux stratégiques.

L'Etat détient 60% du site, la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux 25% et les 15% restants se partagent entre les collectivités locales : ville de Mérignac, ville de Bordeaux, conseil général de la Gironde, conseil régional d'Aquitaine et Communauté urbaine de Bordeaux.

Bordeaux-Mérignac, d'une superficie de 607 hectares, soit 12% de l'agglomération, concilie usage civil et militaire, une spécificité que ne manquent pas de souligner les élus locaux.

"Sa place éminente pour la sécurité nationale lui confère une place particulière et limite très fortement l'ouverture qui pourrait être faite à des opérateurs étrangers", a prévenu vendredi dernier le sénateur-maire socialiste de Mérignac, une ville de 66.000 habitants où près de 10.000 emplois dépendent de l'aéronautique.

"A contrario, des investisseurs étatiques ou institutionnels français, telle que la Caisse des dépôts et consignations, peuvent y avoir toute leur place aux côtés des actionnaires locaux et de l'Etat", estime Alain Anziani dans un communiqué.   Suite...