LEAD 1-GSK renonce à la cession de médicaments anciens

jeudi 4 décembre 2014 18h13
 

(Actualisé avec des précisions)

LONDRES, 4 décembre (Reuters) - GlaxoSmithKline a annoncé jeudi qu'il ne vendrait pas un portefeuille de médicaments anciens commercialisés en Amérique du Nord et en Europe, après examen des offres des repreneurs intéressés.

"La société a étudié toutes les offres reçues et a conclu, en conformité avec son critère primordial de maximisation de la valeur pour l'actionnaire, de ne pas poursuivre la cession de ces produits", explique le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

Un porte-parole de GSK s'est refusé à tout autre commentaire.

Des sources proches du dossier avaient dit en octobre à Reuters que GSK sollicitait des offres fermes d'ici novembre pour le rachat d'une série de médicaments anciens, dont la valeur totale était estimée à plus de 2,5 milliards d'euros et dont la cession devait se faire par zones géographiques.

Certains analystes s'interrogeaient sur le calendrier de cette cession, dans la mesure où GSK devait faire face à des ventes pharmaceutiques globalement stagnantes et, dans ce contexte, céder ces médicaments matures aurait eu des répercussions négatives sur les résultats à court terme.

Ces médicaments devraient avoir réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre du milliard de livres cette année mais à long terme, les ventes déclineront en raison de la concurrence des génériques.

Même si GSK avait vendu ces médicaments, il aurait conservé les droits dans les marchés émergents où leurs ventes restent pour l'instant croissantes.

Les médicaments en question sont l'antidépresseur Paxil, le traitement de la migraine Imitrex, le Zantac, un traitement de l'acidité gastrique, et l'antinauséeux Zofran. (Ben Hirschler, Wilfrid Exbrayat pour le service français)