France-Le compte pénibilité est "tout à fait supportable"-Touraine

jeudi 4 décembre 2014 09h17
 

PARIS, 4 décembre (Reuters) - La mise en oeuvre de la première phase du "compte pénibilité" est "tout à fait supportable" pour les chefs d'entreprise qui contestent sous des "propos excessifs" une "avancée sociale majeure", a déclaré jeudi Marisol Touraine sur RTL.

Le "compte pénibilité", l'un des chapitres de la réforme des retraites engagée par le gouvernement, est au nombre des mesures dénoncées par les patrons de PME qui déplorent pour beaucoup une usine à gaz.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a paru leur donner raison en soulignant, le 5 novembre, la complexité "insupportable pour certains" du dispositif.( )

"Le gouvernement met en place le compte pénibilité avec les partenaires sociaux dans des conditions tout à fait supportables", a répliqué la ministre des Affaires sociales.

"En quoi est-ce que ça va être compliqué? Il y aura une déclaration annuelle qui va consister à faire un 'clic', à dire 'oui' ou 'non'. On ne me fera pas croire que cocher une case sur le bulletin de paye une fois par an pour dire si oui ou non ces personnes sont concernées par les critères de pénibilité, c'est un travail extrêmement difficile et très complexe", a-t-elle poursuivi.

Le "compte pénibilité" s'appliquera à compter du 1er janvier prochain pour les salariés du privé exposés à quatre facteurs de "pénibilité" : le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en horaires alternants et le travail en milieu hyperbare. Six autres cas s'y ajouteront le 1er janvier 2016.

Les salariés concernés cumuleront sur leur compte des points qui leur permettront notamment de partir plus tôt à la retraite.

Pour Marisol Touraine, les critiques des patrons sont "des propos excessifs qui au fond traduisent le fait que pour une grande partie du patronat, ce ne sont pas les conditions d'application du compte qui sont mises en question, mais le principe même de la prise en considération de la pénibilité".

"Dire qu'aujourd'hui la simplicité n'est pas au rendez-vous, c'est faux puisque pour les premiers critères, la simplicité est totale, et pour les suivants, nous sommes en train de travailler pour que la démarche soit la plus simple possible", a précisé la ministre.   Suite...