Club Med-L'arme de la dernière enchère jugée improbable

jeudi 4 décembre 2014 12h35
 

* La procédure de calendrier accéléré devrait être prolongée-avocats

* La procédure de dernière enchère jugée risquée

par Pascale Denis et Matthieu Protard

PARIS, 4 décembre (Reuters) - Dans la bataille pour le rachat du Club Méditerranée, l'Autorité des marchés financiers (AMF) devrait opter, en cas de nouvelle surenchère d'Andrea Bonomi, pour une poursuite de sa procédure de calendrier accéléré plutôt que recourir à l'arme de la dernière enchère jugée trop risquée.

Pour mettre un terme à l'OPA la plus longue de l'histoire boursière française, l'AMF a déjà donné 12 jours ouvrables au milliardaire Guo Guangchang - qui a porté son offre à 23,50 euros - et vient d'accorder le même délai à l'Italien qui a maintenant jusqu'au 17 décembre pour se prononcer.

Passée cette échéance, l'Autorité aura la possibilité de mettre en oeuvre un dispositif dit de "dernière enchère", consistant à demander aux offrants de déposer, à une date donnée, une enchère à l'aveugle.

Mais les spécialistes du droit boursier français doutent que l'AMF siffle la fin de la partie, préférant laisser les deux camps se livrer à des enchères successives, avec des délais probablement encore raccourcis.

"Cette menace a souvent été brandie mais je ne pense pas que l'AMF souhaite utiliser la procédure de dernière enchère compte tenu des risques de contentieux", estime Aline Poncelet, associée au cabinet d'avocats Paul Hastings.

Ces contentieux entre les parties pourraient notamment émerger en cas d'offre financière identique, qui les contraindrait, pour convaincre les actionnaires minoritaires, à dévoiler davantage d'éléments sur leur business plans respectifs comme sur les accords avec leurs partenaires financiers.   Suite...