** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mercredi 3 décembre 2014 12h54
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS, 3 décembre (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient de manière
indécise mercredi à mi-séance et Wall Street était également attendue sur une
note irrégulière, les investisseurs devant digérer à la fois l'annonce d'un
accident nucléaire en Ukraine et des données montrant que la zone euro, sauf
brutal sursaut de la conjoncture, file tout droit vers une contraction au début
de 2015.
    À Paris, le CAC 40 perd 0,08% (-3,53 points) à 4.384,77 points vers
11h50 GMT. À Londres, le FTSE cède 0,22%, mais à Francfort, le Dax
 gagne 0,18%. Et l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance
de 0,37% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,1%.
    Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a révélé qu'un incident
s'était produit à la centrale nucléaire de Zaporijia, située dans le sud-est de
l'Ukraine, et a demandé au nouveau ministre de l'Energie d'organiser une
conférence de presse. 
    Les enquêtes PMI publiées dans la matinée ont montré que l'activité dans le
secteur privé de la zone euro avait connu en novembre une croissance encore plus
lente que prévu, et ce en dépit des fortes baisses sur les prix consenties par
les entreprises, renforçant le risque d'une contraction économique au début de
l'an prochain. 
    En plus de ces éléments, qui n'incitent pas à acheter, les intervenants de
marché ont adopté un mode attentiste avant deux rendez-vous clef à leurs yeux:
la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi
et les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de novembre le
lendemain.
    "La tendance reste fondamentalement haussière. Mais, en ce moment, il n'y a
pas de catalyseur permettant d'amplifier l'élan. Cela pourrait changer avec la
BCE demain et les chiffres américains de vendredi", a estimé Andrea Tueni,
courtier chez Saxo Bank.
    En dépit des sombres perspectives dressées par les enquêtes PMI et malgré la
menace de la déflation, la BCE n'annoncera sans doute aucune nouvelle mesure de
stimulation économique jeudi, selon une enquête Reuters auprès d'opérateurs du
marché monétaire publiée lundi. 
    Si les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis sont meilleurs que prévu, la
perspective d'une première remontée des taux d'intérêt américains depuis
décembre 2008 devrait se rapprocher et, partant, amplifier l'élan du dollar.
    En raison de la divergence croissante entre les trajectoires empruntées par
la Fed et la BCE, l'euro a touché un plus bas de plus de deux ans face au
dollar, se traitant en dessous du niveau de 1,235.
    Toujours sur le marché des changes, le rouble, en nette baisse en début de
séance, se reprend face à l'euro et au dollar en raison, selon des courtiers,
d'une intervention de la banque centrale russe.
    L'exposition de certains grands noms allemands à la Russie et au rouble est
la raison avancée par JP Morgan et Barclays pour déclasser l'un Metro 
et l'autre Adidas. Le titre Metro (-5,2%) accuse de ce fait la plus
forte baisse de l'indice Stoxx 600, suivi de près par l'action Adidas (-3,25%).
    Le compartiment pétrolier repart à la baisse malgré la remontée des cours du
brut, ce qui s'explique, selon certains acteurs du marché, par un mouvement de
prises de bénéfices.
    "Les valeurs pétrolières avaient ouvert en baisse après leur envolée de la
veille mais les investisseurs veulent maintenir réduire leur exposition à ce
secteur dans l'anticipation d'une déprime durable des cours du brut", a déclaré
John B. Smith, gérant de fonds chez Brown Shipley.
    De contexte d'incertitudes, nombre actifs financiers jugés sûrs sont
recherchés, comme le franc suisse, les Bunds allemands ou encore l'or.
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :    

 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)