December 2, 2014 / 7:29 AM / 3 years ago

Investir dans les combustibles fossiles, un risque élevé, dit Figueres à Lima

3 MINUTES DE LECTURE

par Alister Doyle

LIMA, 2 décembre (Reuters) - La chute des prix du pétrole montre qu'investir dans les combustibles fossiles présente un "risque élevé", par comparaison avec les énergies renouvelables, a déclaré lundi Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à l'ouverture de la conférence de Lima sur le climat.

La volatilité des cours du pétrole "est justement l'une des principales raisons pour lesquelles nous devons nous tourner vers les énergies renouvelables(...)", a-t-elle dit lors d'un point de presse, au début de cette conférence censée préparer celle de Paris l'an prochain.

"Nous constatons que l'on comprend de plus en plus que les investissements dans les combustibles fossiles présentent en fait un risque élevé, et deviennent de plus en plus risqués", a-t-il dit en saluant la décision de l'entreprise allemande E.ON de placer ses centrales thermiques dans une entité distincte afin de se concentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux électriques.

Pour autant, certains experts sont d'avis que la chute des cours du pétrole pourrait ralentir certains investissements dans les énergies vertes et pourrait rendre certains exportateurs comme la Russie et l'Arabie saoudite réticents à des concessions aux négociations sur les changements climatiques, parce qu'ils craindraient qu'elles ne nuisent à leurs revenus pétroliers.

Mise en Garde De Pachauri

"Il est difficile de dire quel sera l'impact net", a dit le scientifique Alden Meyer, alors que le Brent a atteint 67,5 dollars le baril, son plus bas niveau depuis octobre 2009, avant de rebondir à 72,5.

Les négociateurs sur le climat espèrent parvenir à un accord en 2015 en vue de contenir au mieux la hausse des températures.

"La fenêtre permettant d'agir est en train de se refermer rapidement", a déclaré aux délégués à Lima Rajendra Pachauri, président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

La décision de la Chine et des Etats-Unis, les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre, de coopérer contre le réchauffement climatique et la décision de l'Union européenne de réduire ses émissions d'au moins 40% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990 sont cependant autant de nouvelles encourageantes pour les délégués.

"Nous avons reçu des signaux très positifs", s'est réjoui le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulgar Vidal à l'ouverture de la conférence.

La conférence de Paris en 2015 devra permettre la conclusion d'un nouveau traité appelé à succéder au protocole de Kyoto de 1997, premier et seul accord international relatif au changement climatique.

L'objectif est de réduire à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels la hausse des températures mondiales. (Guy Kerivel et Eric Faye pour le service français)

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