France-E5 mds de plus fléchés vers les actions d'ici 2020-Sapin

lundi 1 décembre 2014 14h26
 

PARIS, 1er décembre (Reuters) - Cinq milliards d'euros d'investissements supplémentaires seront fléchés vers les actions d'entreprises d'ici 2020, a annoncé lundi le ministre français des Finances, Michel Sapin.

Ces capitaux proviendront du régime de retraite complémentaire de la fonction publique, dont la réforme d'ici fin 2014 portera de 25% à 40% le plafond d'investissement en actions.

Les actions non cotées seront éligibles, ce qui permettrait de leur consacrer 500 millions d'euros sur les cinq milliards. De même, les créances non cotées non garanties, dont les fonds de prêts à l'économie, seront éligibles, ce qui permettrait d'attirer 500 millions d'euros supplémentaires.

"Nous prévoyons d'aller plus loin avec la mobilisation de l'épargne salariale", a souligné Michel Sapin après une réunion du comité Place de Paris 2020, qui travaille sur l'attractivité de la place financière française.

Le gouvernement a ainsi confirmé la semaine dernière son intention d'étendre l'épargne salariale aux PME et d'en simplifier les dispositifs dans la future loi sur la croissance et l'activité du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Gérard Mestrallet, président de l'association de promotion de la place financière Paris Europlace, a salué l'engagement par écrit du gouvernement qu'il ne sera plus possible de prendre des mesures fiscales rétroactives concernant les entreprises.

Il s'est réjoui lors du même point de presse des dispositions de la future loi Macron sur les distributions d'actions gratuites et les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise, un levier "essentiel" selon lui pour retenir en France les cadres et les créateurs, ainsi que de la future amélioration du régime fiscal des impatriés.

Si elle ne peut limiter l'investissement aux seules actions d'entreprises françaises, la future réforme des règles d'investissement du régime additionnel de la fonction publique (ERAFP) introduira un plafond de 30% pour les actions hors Union européenne.

La Fédération bancaire française a réaffirmé lors de la réunion son opposition au projet européen de taxe sur les transactions financières, qui pénalisera selon elle "essentiellement la France".

"Taxer l'ensemble des transactions financières, même à des taux très faibles, aurait des effets désastreux pour la compétitivité de la Place de Paris dans un contexte de forte concurrence mondiale", écrit-elle dans un communiqué, demandant par ailleurs l'abandon du projet de règlement européen sur la réforme structurelle des banques. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou)