LEAD 1-Fresenius pourrait renoncer à une filiale de Danone-sces

vendredi 28 novembre 2014 20h32
 

(Actualisé avec des précisions)

LONDRES/FRANCFORT, 28 novembre (Reuters) - Fresenius envisage de se retirer des enchères en vue du rachat de la nutrition médicale de Danone, mécontent de la lenteur de la procédure, apprend-on vendredi de deux sources proches du dossier.

L'une d'elles a dit que Fresenius pourrait informer Danone de cette décision dès ce week-end.

Une troisième source au fait du dossier a dit vendredi que "la situation est difficile" tout en précisant qu'il était prématuré de dire que Fresenius laissait tomber l'affaire. "Il serait faux de dire que Fresenius n'est plus intéressé", a-t-elle déclaré.

Les sources ont précisé que Fresenius se plaignait de la complexité de la procédure de cession d'un actif estimé entre quatre et cinq milliards d'euros.

Deux des sources ont précisé que Danone avait à plusieurs reprises laissé passer des dates limites.

La troisième a ajouté que des divergences demeurent sur les projections de prix et signalé que Fresenius continuait de travailler avec les fonds de capital investissement Permira et PAI, avec lesquels il a soumis une offre commune.

Fresenius, Danone et Permira se sont refusé à tout commentaire. PAI s'est toujours abstenu de tout commentaire sur ce dossier.

La cession de cette activité aiderait Danone à financer une éventuelle OPA sur le groupe agroalimentaire américain Mead Johnson Nutrition, une voie que, selon des sources proches du dossier, le groupe français s'est décidé à poursuivre.

Ce dernier a toutefois dit le mois dernier qu'il ne poursuivait pas de revue stratégique de ses actifs et qu'il n'avait pas défini de cible prioritaire en vue d'une éventuelle opportunité de croissance externe.

Une quatrième source au fait du dossier a dit que Danone aimerait conclure la vente cette année mais ajouté que cela ne serait pas possible en raison d'un montage compliqué car Fresenius devrait sans doute procéder à la cession d'une partie des actifs de la filiale pour des raisons de concurrence. (Sophie Sassard, Ludwig Burger et Arno Schütze, Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Matthieu Protard)