La vente des 46% d'Airbus dans Dassault prévue en 2015-sources

jeudi 27 novembre 2014 18h27
 

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS, 27 novembre (Reuters) - Airbus Group et Dassault Aviation ont pour objectif de conclure la vente de l'intégralité des 46,3% détenus par la maison-mère d'Airbus dans le constructeur du Rafale d'ici la fin 2015, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Les actionnaires de l'avionneur tricolore ont voté le 24 septembre en faveur du rachat par le groupe de ses propres actions dans la limite de 10% du capital et pour un prix plafond de 1.200 euros par action, soit un investissement maximal de 1,2 milliard d'euros.

Airbus Group a indiqué de son côté début octobre réfléchir à la vente d'une première tranche de 10% à des institutions financières, avant de préciser à la mi-novembre qu'il attendrait probablement des conditions de marché plus favorables en 2015 pour démarrer le processus.

"L'idée est de boucler l'intégralité de l'opération d'ici la fin 2015", a déclaré l'une des sources.

La transaction se traduira par un accroissement du flottant de Dassault Aviation, qui n'est actuellement que 3% environ, l'entrée d'un nouvel actionnaire au capital du groupe n'étant pas à l'ordre du jour, a précisé la même source.

Le directeur financier d'Airbus Group, Harald Wilhelm, a déclaré à la mi-novembre que les discussions concernant le désengagement d'Airbus Group menées avec Dassault Aviation et l'Etat - qui détient un droit de préemption sur les titres de l'avionneur - avançaient "bien".

Airbus Group avait annoncé en juillet son intention de céder sa participation dans Dassault Aviation, n'ayant jamais été en mesure d'influer la stratégie de l'avionneur.

L'action Dassault Aviation, dont le Groupe industriel Marcel Dassault détient 50,55%, a clôturé en hausse de 3,72% à 1.071,95 euros, donnant une capitalisation de 10,85 milliards, après avoir atteint un plus haut de l'année à 1.225 euros en juillet.

Airbus Group et Dassault Aviation n'ont pas souhaité faire de commentaire, tandis que la holding de la famille Dassault n'était pas immédiatement disponible. (Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Jean-Michel Bélot)