** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mercredi 26 novembre 2014 12h57
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    LONDRES, 26 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes affichent mercredi
à mi-séance une progression modérée, voire nulle pour le CAC 40 parisien, hormis
le Dax allemand dont la vigueur devrait le porter vers une 10e séance
consécutive de hausse.
    À Paris, le CAC 40 est stable (+0,01% ou 0,29 point) à 4.382,60
points vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,65% et à Londres, le
FTSE prend 0,24%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 
progresse de 0,3% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,27%.
    Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street
en légère hausse, au niveau de ses records.
    Les Bourses de la zone euro sont portées depuis vendredi par des
déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi,
interprétées comme une promesse de rachats à venir de dettes souveraines par la
BCE.
    Pour le Dax, qui a été décroché de 20% par le Standard & Poor's 500
américain depuis le début de l'année, le mouvement de hausse a été enclenché
plus tôt. Les chiffres du produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne et le
rebond du moral de ses chefs d'entreprise ont rassuré les investisseurs sur la
situation de la première économie de la zone euro, mise en doute par les
sanctions européennes et américaines contre la Russie, l'un de ses grands
débouchés.
    "L'Amérique a énormément surperformé et même si la croissance y est forte,
elle est déjà reflétée dans les cours alors qu'en Allemagne,il y a encore de la
marge", commente Markus Huber, trader chez Peregrine & Black.
    Contrairement au Dax, les Bourses des pays dits périphériques de la zone
euro ont souffert au moins provisoirement en milieu de matinée de propos du
vice-président de la BCE. Vitor Constancio a déclaré qu'une décision sur des
rachats de dettes souveraines ne serait probablement pas prise avant début 2015.
 
    Cette précision sur le calendrier a contribué à faire reculer l'euro face au
dollar, à 1,2445 dollar. Elle a en revanche eu peu d'effets sur les obligations
d'Etat des pays de la zone euro, qui continuent d'évoluer à des plus bas
historiques.
    A la veille de la réunion ministérielle de l'Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep), le cours du Brent reste sous les 78,50
dollars le baril, seuil sous lequel il a replongé mercredi lorsque quatre grands
pays producteurs ne sont pas parvenus à s'entendre sur une réduction de la
production pour tenter d'enrayer l'effondrement des cours. 
    Cet environnement pèse sur les valeurs pétrolières, seul indice sectoriel
, avec celui des transports et loisirs, une nouvelle fois en baisse.
    La situation du marché pétrolier a amené le norvégien Seadrill,
premier explorateur offshore mondial par sa capitalisation boursière, à
suspendre le versement de son dividende pour se concentrer sur son
désendettement. Le titre perd plus de 11%.
    L'indice sectoriel des transports et loisirs pâtit pour sa part de
l'effondrement de l'action Thomas Cook, en recul de 20% après l'annonce
par le voyagiste britannique de la démission de sa directrice générale Harriet
Green, qui a engagé le redressement du groupe il y a deux ans.  
 

    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
    
    
    

 (Francesco Canepa; Bertrand Boucey pour le service français, édité par
Véronique Tison)