Thales-Conseil de nouveau reporté, cette fois à jeudi-sources

mardi 25 novembre 2014 11h34
 

PARIS, 25 novembre (Reuters) - Un conseil d'administration de Thales sur la succession de Jean-Bernard Lévy à la tête du groupe, déjà reporté à deux reprises, est désormais prévu jeudi matin à 11h00, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier, confirmant une information de latribunefr.

Cette réunion qui devait avoir lieu à l'origine lundi avait déjà été repoussée à mercredi après-midi, selon plusieurs sources.

L'Etat et Dassault Aviation, qui détiennent respectivement 26% et 25% de l'équipementier d'aérospatiale et de défense, doivent se mettre d'accord sur les modalités de la succession de Jean-Bernard Lévy, qui va prendre la tête d'EDF .

Si aucun accord n'est trouvé d'ici jeudi, Thales devra nommer un PDG par intérim. Il pourrait s'agir du secrétaire général du groupe Philippe Logak ou du directeur financier Pascal Bouchiat, a précisé l'une des sources.

"Il s'agirait d'un responsable neutre siégeant déjà au comité exécutif", a précisé cette source.

Deux candidats en interne sont souvent cités pour succéder à Jean-Bernard Lévy : Pierre-Eric Pommellet, responsable des systèmes de mission de défense de Thales, présenté comme le préféré de Dassault, et Patrice Caine, actuel numéro deux du groupe nommé par Jean-Bernard Lévy.

En externe, plusieurs noms ont successivement circulé, comme Antoine Bouvier, patron du fabricant de missiles MBDA, et Jean-François Cirelli, numéro deux sortant de GDF Suez.

Thales s'est refusé à tout commentaire, tandis que ni Dassault ni Bercy n'étaient immédiatement disponibles.

Jean-Bernard Lévy, choisi le 15 octobre par le gouvernement pour succéder à Henri Proglio à la tête d'EDF, avait été nommé PDG de Thales il y a moins de deux ans, fin 2012.

La succession de Luc Vigneron, poussé vers la sortie sur fond de grogne interne, avait déjà donné lieu à d'âpres discussions entre l'Etat et Dassault Aviation, pour aboutir juste à un consensus, avec le choix de Jean-Bernard Lévy, qui venait de quitter Vivendi six mois plus tôt. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)