Aviva sanctionné en Bourse après l'annonce d'un accord de fusion

lundi 24 novembre 2014 10h43
 

(Répétition sans changement)

LONDRES, 24 novembre (Reuters) - L'assureur Aviva reculait de près de 4% lundi à la Bourse de Londres après l'annonce d'un accord de fusion avec son concurrent Friends Life Group, alors que celui-ci gagnait plus de 6%.

Aviva a annoncé vendredi soir être parvenu à un accord sur les conditions du rachat de Friends Life pour 5,6 milliards de livres (7,1 milliards d'euros), soit avec une prime de 15% sur le cours de Friends Life.

Même si toutes les modalités de l'opération ne sont pas encore connues, le principe d'un rapprochement est jugé bienvenu dans le contexte actuel d'évolution en profondeur du financement des retraites, qui pèse sur les compagnies d'assurance.

Mais vers 9h30 GMT, le titre Aviva perdait 3,99% à 517,5 pence, tandis que celui de Friends Life bondissait de 6,18% à 369,44 pence sur le FTSE, alors en légère hausse de 0,07%.

Aviva pâtit entre autres du changement de recommandations de plusieurs intermédiaires.

Eamonn Flanagan chez Shore Capital a réitéré lundi sa recommandation à "vendre" sur le titre Aviva, considérant que la fusion "n'est rien d'autre qu'une augmentation de capital déguisée".

Panmure Gordon & Co a pour sa part abaissé sa recommandation, d'"achat" à "conserver", avec un objectif de cours ramené de 585 à 505 pence.

Plus positifs, les analystes de Bernstein estiment à 1,7 milliard de livres les synergies en termes de coûts et de revenus, un montant nettement supérieur aux 700 millions de la prime d'acquisition.

Ils ajoutent dans une note que le projet de fusion est "une bonne opération pour les actionnaires de Friends Life comme d'Aviva mais, à première vue, plus intéressante pour Friends".

L'accord annoncé vendredi prévoit que les actionnaires de Friends Life, fondé en 2008, détiendront environ 26% du capital du nouvel ensemble à l'issue de la fusion et qu'ils recevront un montant équivalent au dividende de Friends Life au titre de l'exercice fiscal 2014. (Carolyn Cohn, Claude Chendjou pour le service français, édité par Marc Angrand)