Le budget saoudien résiste à la chute des cours du brut-ministre

lundi 17 novembre 2014 11h36
 

RYAD, 17 novembre (Reuters) - La chute des cours du pétrole n'aura pas d'impact direct sur les finances publiques de l'Arabie saoudite, a affirmé le ministre des Finances Ibrahim Alassaf, cité lundi par le journal Okaz.

"L'état du marché pétrolier produit généralement des effets dans un sens ou dans un autre sur les revenus et la dette des différents pays, mais le royaume a toujours eu à coeur de bâtir ses budgets sur des hypothèses qui prennent en compte toutes les possibilités", a-t-il dit au journal saoudien, sans autre précision.

La chute des cours du brut, avec le Brent de mer du Nord - la référence du marché mondial - qui est passé d'environ 115 dollars en juin sous 80 actuellement, risque d'entraîner un déficit budgétaire en Arabie saoudite l'an prochain. Selon des estimations du Fonds monétaire internationale, le prix moyen du baril permettant au royaume d'équilibrer ses finances a augmenté à 89 dollars en 2013.

Mais les énormes réserves de devises du pays devraient lui permettre de financer ce déficit sans avoir à réduire drastiquement ses dépenses.

Le projet de budget 2014 ne prévoyait qu'une progression de 4,3% des dépenses publiques, à 855 milliards de rials (182 milliards d'euros), soit le rythme le plus lent depuis une décennie qui donnait à penser que le royaume commençait déjà à freiner ses dépenses après des années de forte hausse.

Ce projet de budget prévoyait prudemment des finances publiques à l'équilibre cette année. Le ministère des Finances n'a pas précisé sur quelle hypothèse de prix du brut il avait été calculé mais comme le prix moyen est encore à plus de 100 dollars cette année, l'Arabie saoudite reste bien partie pour enregistrer un excédent budgétaire. (Marwa Rashad, Véronique Tison pour le service français)