France-Lemas (CDC) "espère" que la SNCM survivra

lundi 17 novembre 2014 09h15
 

PARIS, 17 novembre (Reuters) - Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a émis l'espoir lundi que la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) pourrait être sauvée, sans toutefois être en mesure d'afficher la moindre certitude en la matière.

"J'espère bien qu'elle ne va pas disparaître (...) Je pense qu'on va faire en sorte qu'elle ne disparaisse pas", a déclaré Pierre-René Lemas sur France Info.

"Il faut faire en sorte que la SNCM nouvelle puisse être allégée du poids de ses dettes (...) et puis il faut que la concession de service public entre la Corse et le continent, qui est donnée à la SNCM, puisse continuer", a-t-il ajouté. "Si ces deux conditions-là sont remplies, je pense qu'il y a un avenir pour la SNCM."

Le tribunal de commerce de Marseille a décidé vendredi de renvoyer au 25 novembre sa décision sur l'état de cessation de paiement de la SNCM, qui a déposé le bilan il y a deux semaines.

L'état de cessation de paiement de l'entreprise est effectif depuis que l'actionnaire majoritaire Transdev, coentreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts, a réclamé le remboursement de 117,3 millions d'euros d'avances de trésorerie que la compagnie ne peut acquitter.

Selon les syndicats, une procédure de redressement judiciaire ne permettra pas forcément de purger le passif de 440 millions d'euros d'aides d'Etat jugées illégales par l'Union européenne et que la compagnie doit rembourser.

Le placement de l'entreprise sous la protection de la justice ne garantit pas davantage la transmission à un éventuel repreneur de la délégation de service public dont bénéficie la SNCM dans le cadre des liaisons avec la Corse.

La SNCM emploie 1.508 salariés en CDI, environ 400 salariés réguliers en CDD et de 300 à 500 saisonniers. La sous-traitance représente 1.200 emplois induits à Marseille et 800 en Corse.

(Emmanuel Jarry)