Ebola-Pas d'engagement financier dans le communiqué du G20

samedi 15 novembre 2014 12h55
 

BRISBANE, Australie, 15 novembre (Reuters) - Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 réunis à Brisbane, en Australie, ont promis samedi de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour enrayer l'épidémie de fièvre Ebola qui a fait plus de 5.000 morts, sans toutefois prendre aucun nouvel engagement financier.

Dans une déclaration commune, ils invitent la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à envisager de nouvelles dispositions pour faire face aux conséquences de crises comparables à celle qui s'est déclarée en mars dans l'ouest de l'Afrique, mais ils n'avancent pas de propositions.

La Banque mondiale, qui évalue à 30 milliards de dollars le coût potentiel de l'épidémie, a proposé la mise en place d'un fonds mondial d'urgence, qui pourrait être financé par des prélèvements sur les marchés obligataires remboursables par étapes.

Les Etats membres sont "décidés à faire le nécessaire pour que les efforts internationaux puissent mettre fin à l'épidémie et répondre à moyen terme aux enjeux économiques et humanitaires", peut-on lire dans le communiqué du G20.

"Bien que tardivement, le G20 prend enfin conscience qu'il ne peut ignorer la crise Ebola. Cependant ce n'est pas suffisant au regard de l'ampleur de la crise", a réagi Friederike Röder, directrice pour la France de l'organisation humanitaire ONE.

"Cette déclaration manque de substance. Où sont les actions concrètes sur lesquelles s'engage chaque Etat membre du G20 pour contrôler l'épidémie et aider les pays à se remettre de cette crise ?", a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis invitent le FMI à effacer les 100 millions de dollars de dettes de la Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée, les trois pays plus touchés par la maladie. (Jane Wardell, Jean-Philippe Lefief pour le service français)