LEAD 1-Soros va devenir un actionnaire clé de l'espagnol FCC

vendredi 14 novembre 2014 12h23
 

(Actualisé avec précisions, citation et cours)

MADRID, 14 novembre (Reuters) - Le milliardaire américain George Soros va devenir l'un des principaux actionnaires du groupe espagnol de construction et de services FCC à l'issue d'une augmentation de capital d'un milliard d'euros visant à réduire son endettement, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

George Soros, l'un des hommes les plus riches du monde, détiendra environ 25% du capital de FCC aux termes d'un accord conclu avec la première actionnaire du groupe, Esther Koplowitz, pour lui racheter la totalité de ses droits de souscription dans le cadre de cet appel au marché, a expliqué la source.

Esther Koplowitz devrait donc voir sa participation ramenée à environ 25%, contre un peu plus de 50% aujourd'hui.

"Un contrat avec George Soros a été signé ce matin, par lequel l'homme d'affaires s'engage à acheter tous les droits associés à B-1998 (le véhicule d'investissement d'Esther Koplowitz)", a dit la source.

L'action FCC s'adjugeait 5,93% à 14,30 euros à 11h10 GMT à la Bourse de Madrid après un pic à 14,86. Au cours de clôture de jeudi, le groupe affichait une capitalisation de 1,71 milliard d'euros selon les données Thomson Reuters.

Le directeur général de FCC, Juan Bejar, a confirmé lors d'une téléconférence avec des analystes que George Soros avait eu des discussions exclusives avec Esther Koplowitz, fille du fondateur du groupe, aujourd'hui affaibli par son endettement.

George Soros s'est engagé à conserver sa participation pendant au moins quatre ans, il siègera au conseil d'administration du groupe espagnol et il aura un droit de regard sur la stratégie, a précisé la source.

Des sources proches de FCC ont expliqué que George Soros détenait déjà 3,8% du capital du groupe.

FCC a annoncé jeudi une perte de 788 millions d'euros au titre des neuf premiers mois de l'année, due pour l'essentiel à des charges de dépréciation d'actifs de 769 millions passées dans le cadre du nettoyage du bilan entrepris avant l'augmentation de capital.

Les coûts de financement du groupe, qui s'est lourdement endetté pendant la période du boom immobilier espagnol avant la crise, ont augmenté de 12% sur janvier-septembre, en raison notamment de l'impact de l'accord de refinancement de plusieurs milliards d'euros de dette conclu en avril. (Carlos Ruano et Sonya Dowsett, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)