Accord en vue entre GB, USA et des banques sur les changes

mardi 11 novembre 2014 20h12
 

LONDRES, 11 novembre (Reuters) - Les autorités financières britanniques et américaines pourraient infliger de lourdes amendes à certaines des plus grandes banques du monde dans le cadre d'un vaste accord négocié sur les soupçons de manipulation concertée du marché des changes.

Toutefois, au moins l'une des six banques dont le nom pourrait figurer dans l'accord que devrait annoncer mercredi la Financial Conduct Authority (FCA) britannique poursuivait les négociations mardi sur les modalités de ce règlement amiable, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

Les principales banques visées par l'enquête britannique, UBS, Barclays, Royal Bank of Scotland , Citigroup, JPMorgan et HSBC, devaient signer mardi soir cet accord, acceptant ainsi de régler une amende globale de 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d'euros), ont dit plusieurs sources.

Il s'agirait du premier accord amiable sur les allégations de fraude touchant au marché des changes, qui brasse environ 5.300 milliards de dollars de transactions quotidiennes.

Quelque 35 traders ont été suspendus ou licenciés par leur employeur après des enquêtes internes liées à ce dossier mais aucune inculpation n'a été prononcée.

Le Wall Street Journal a rapporté mardi, en citant des sources proches du dossier, que la Finma, l'autorité de régulation financière suisse, avait adressé des lettres d'avertissement à une dizaine de salariés ou ex-salariés d'UBS sur la possibilité de poursuites judiciaires liées au dossier des changes.

Un porte-parole de la Finma s'est refusé à tout commentaire, tout comme la FCA.

La FCA joue un rôle moteur dans le dossier car la place financière londonienne représente à elle seule environ 40% du marché des changes, soit près du double de la part de New York, sa première rivale.

Aux Etats-Unis, Bank of America a déclaré la semaine dernière être en "discussions avancées" avec les autorités financières sur des questions liées au marché des changes. (Steve Slater, Marc Angrand pour le service français)