7 novembre 2014 / 15:48 / il y a 3 ans

LEAD 2-Londres ne versera qu'un milliard d'euros de plus à l'UE

(Actualisé avec Dijsselbloem, § 7, précisions)

par Robin Emmott

BRUXELLES, 7 novembre (Reuters) - La Grande-Bretagne ne versera qu'environ un milliard d'euros supplémentaire au budget de l'Union européenne, en deux échéances en juillet et septembre 2015 et sans intérêts de retard, a annoncé vendredi à Bruxelles le chancelier de l'Echiquier, George Osborne.

Dans les faits, la réduction de moitié de la somme que donnera effectivement Londres s'explique par la nette augmentation l'an prochain de la "ristourne" que la Grande-Bretagne reçoit annuellement de l'UE depuis 1984 et qui sera versée par anticipation.

L'UE réclamait à Londres une contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros à régler avant le 1er décembre prochain, ce que refusait catégoriquement le gouvernement de David Cameron.

"Nous avons réduit la note de moitié, nous avons repoussé le paiement et nous ne paierons pas d'intérêts", s'est réjoui le ministre britannique des Finances après avoir rencontré ses homologues européens à Bruxelles.

"La note, au lieu des 1,7 milliard de livres réclamées, s'élèvera à environ 850 millions de livres", a ajouté George Osborne.

La commissaire européenne au Budget, Kristalina Georgieva, a confirmé lors d'une conférence de presse que le délai de paiement accordé aux Britanniques et la hausse du "rabais" qui leur est consenti allaient de fait ramener la facture pour Londres à environ un milliard d'euros.

SEPTEMBRE 2015

Jeroen Dijsselbloem, qui préside l'Eurogroupe, a tenu à souligner qu'Osborne n'avait pas vraiment "négocié" une réduction de la facture britannique mais que celle-ci découlait logiquement des règles de l'Union. "On ne fait qu'appliquer un très vieil accord négocié par Margaret Thatcher sur une ristourne accordée à la Grande-Bretagne", a-t-il dit.

Cette "ristourne", qui s'établit à 5,4 milliards d'euros cette année, devrait en effet être augmentée d'un milliard l'an prochain en vertu du nouveau système statistique qui est justement à l'origine de la contribution supplémentaire réclamée aux Britanniques.

En visite vendredi en Finlande, David Cameron avait mis en garde l'Union contre "un problème majeur" si cette question n'était pas réglée.

La position de Londres avait recueilli les sympathies de l'Italie, de l'Allemagne et de la France.

La contribution supplémentaire au budget communautaire réclamée a été calculée à la suite d'une révision de statistiques qui a révélé une amélioration de l'état de santé de l'économie britannique.

L'Italie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, avait donc présenté à Bruxelles l'offre d'étalement des versements britanniques, sans intérêts de retard, pour tenter de sortir de l'impasse.

"Nous devons faire preuve de souplesse", avait estimé le ministre espagnol de l'Economie, Luis De Guindos, en arrivant à l'Ecofin.

Contrairement à la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne profitent, elles, de la révision statistique à l'origine d'une modification des contributions des Etats-membres au budget communautaire. (Avec Jan Strupczewski, Alastair Macdonald et Francesco Guarascio à Bruxelles, Kylie MacLellan à Londres et Jussi Rosendahl à Helsinki; Guy Kerivel pour le service français)

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