** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

vendredi 7 novembre 2014 13h00
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS/LONDRES, 7 novembre (Reuters) - Les Bourses européennes, en hausse
durant la plus grande partie de la matinée en réaction aux déclarations faites
jeudi par la Banque centrale européenne (BCE), se retournaient à la baisse pour
la plupart vendredi à la mi-journée, dans le sillage des valeurs bancaires. 
    Traders et analystes évoquent les préoccupations nées du fait que les
banques prêtent moins en raison de la faiblesse de l'économie européenne, un
facteur peut-être sous-estimé lors des récents tests de résistance imposés au
secteur bancaire.
    "Dans la mesure où on a eu quelques résultats faibles en termes de
croissance du crédit pour les banques françaises, avec une croissance des prêts
même négative pour Crédit Agricole, on craint un véritablement
ralentissement pour ces banques", explique Shailesh Raikundia, analyste de BESI.
    À Paris, le CAC 40 perdait 0,54% à 4.204,69 points. À Francfort, le
Dax cédait 0,3%, mais à Londres, le FTSE avançait de 0,55%.
L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cédait 0,17% et l'EuroStoxx 50
 0,82%. 
    L'indice des bancaires européennes, avec un recul de 1,33%,
subissait la plus forte perte sectorielle. Les valeurs bancaires constituaient
les plus fortes pertes de plusieurs indices européens. 
    Ainsi, les six plus fortes pertes de l'indice EuroStoxx 50 étaient toutes le
fait de valeurs bancaires, essentiellement de pays "périphérique" de la zone
euro, avec dans l'ordre l'italienne Unicredit, qui cédait 3,25%,
Société Générale, en retrait de 2?97%, Intesa Sanpaolo 
(-2,6%), Banco Santander (-2,2%), BBVA (-2,0%) et BNP Paribas
 (-1,7%). 
    Dans les indices Stoxx 600 et FTSEurofirst 300, les banques les plus en
retrait étaient grecques, avec National Bank of Greece cédant 7,5%,
Bank of Piraeus 5,9% et Alpha Bank perdant 3,9%. Là encore
ces banques figurent parmi les plus fortes pertes de ces indices.
    Les futures sur indices signalent par ailleurs une ouverture en hausse de
Wall Street, dans l'attente de l'un des points forts de la journée, la
statistique de l'emploi américaine d'octobre (13h30 GMT). 
    Selon une enquête Reuters, 231.000 emplois ont été créés le mois passé après
248.000 en septembre. Le taux de chômage est attendu inchangé à un plus bas de
six mois de 5,9%.
    Sur le marché des changes, le dollar est stable face à un panier de devises.
Il a inscrit vendredi un nouveau pic de quatre ans de 88,174 contre une panier
de monnaies. Le dollar bénéficie des anticipations d'un relèvement des taux
directeurs de la Réserve fédérale l'an prochain.
    Il pourrait dépasser son pic de 2010 de 88,708 si la statistique de l'emploi
est bonne.
    Sur le marché pétrolier, le Brent reste à moins de 83 dollars le baril,
affecté par le dollar fort. Mais il pourrait lui aussi tirer parti d'une solide
statistique de l'emploi US.        
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :       
    

 (Avec Lionel Laurent et Sudip Kar-Gupta, Wilfrid Exbrayat pour le service
français, édité par Patrick Vignal)