LEAD 1-Deux hommes entendus dans le Cher dans l'affaire des drones

jeudi 6 novembre 2014 18h01
 

(Actualisé avec conférence de presse du procureur)

PARIS, 6 novembre (Reuters) - Les trois personnes interpellées mercredi près d'une centrale nucléaire dans le Cher pour avoir fait voler des drones n'avaient pas d'intention terroriste ou revendicative mais sont des passionnés de modélisme qui allèguent une imprudence, selon le procureur de la République de Bourges.

"Aucun élément" ne permet de les incriminer pour les autres survols de centrales nucléaires récemment signalés en France, a précisé jeudi Vincent Bonnefoy lors d'une conférence de presse.

La garde à vue des deux hommes, âgés respectivement de 24 et 31 ans, a été prolongée pour "qu'ils donnent encore quelques explications" et que des investigations soient réalisées sur les drones saisis, a indiqué le procureur.

La jeune femme de 21 ans qui les accompagnait a été mise hors de cause et sa garde à vue à été levée.

Les trois jeunes gens ont été arrêtés par les gendarmes aux abords de la centrale de Belleville-sur-Loire en possession de deux drones télécommandés d'un diamètre de moins d'un mètre.

Les deux hommes avaient fait voler chacun un drone pour quelques minutes, à basse altitude, sans survoler les deux tours de la centrale.

"Ils ne revendiquent pas avoir agi par provocation ou pour démontrer quoi que ce soit au plan de la sécurité de la centrale nucléaire en question", a expliqué Vincent Bonnefoy. "Ce ne sont pas des activistes en lien avec une organisation écologique ou toute autre".

"Ils allèguent une imprudence", a dit le procureur, qui souligne toutefois qu'ils sont passibles d'une mise en examen pour infraction au Code des transports.   Suite...