La Grèce veut repousser une nouvelle réforme des retraites

vendredi 24 octobre 2014 23h27
 

ATHENES, 24 octobre (Reuters) - Le gouvernement grec a demandé à l'Union européenne et au Fonds monétaire international d'exclure une nouvelle réforme des retraites de l'ensemble des mesures qu'il est censé adopter avant la fin du plan d'aide internationale, a-t-on appris de deux sources proches du dossier.

La Grèce est actuellement à mi-chemin de la toute dernière inspection des réformes qu'elle s'est engagée à mettre en oeuvre en échange de 240 milliards d'euros d'aides et ses bailleurs de fonds internationaux lui demandent de boucler toutes les réformes prévues avant le versement de la dernière tranche, d'un montant de 7,2 milliards.

Mais le gouvernement d'Antonis Samaras ne veut pas faire voter dès le mois prochain une loi sur la fusion des différents fonds de retraite complémentaires car le texte aurait pour effet une nouvelle diminution des pensions de nombreux retraités, ce qui contredirait l'engagement d'éviter de nouvelles baisses des salaires et des pensions, a dit une source officielle grecque.

Le gouvernement a donc demandé à l'UE et au FMI d'exclure cette réforme de l'inspection en cours, en arguant du fait que le système de retraites grec, déjà profondément réformé en 2010, était viable jusqu'en 2060, a ajouté cette source.

Un haut responsable gouvernemental a déclaré que le sujet n'avait pas encore été débattu avec les bailleurs de fonds.

Une autre source proche du dossier et un responsable proche de la "troïka" ont déclaré que le FMI incitait Athènes à achever toutes les réformes, celle des retraites comprise, avant la fin du plan d'aide. Mais elle ajouté que des marges de manoeuvre existaient et qu'elles dépendaient des progrès accomplis dans d'autres domaines.

Le gouvernement grec espère boucler les discussions avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 8 décembre. (Lefteris Papadimas et Renee Maltezou, Marc Angrand pour le service français)