AVANT-PAPIER-"Stress tests"-Pas trop d'inquiétude pour les banques françaises

mercredi 22 octobre 2014 12h59
 

par Matthias Blamont

PARIS, 21 octobre (Reuters) - Les banques françaises s'apprêtent à tourner une page de leur histoire à quelques jours de la prise en charge par la Banque centrale européenne de la supervision des grands établissements de la zone euro et de la publication d'examens présentés comme les plus importants jamais réalisés pour évaluer leur état de santé.

La BCE et les banques centrales nationales publieront dimanche 26 octobre à midi (11h00 GMT) les résultats d'une vaste "revue de la qualité des actifs" (AQR) destinée à mesurer l'exposition des banques européennes à une série de risques et ceux de "tests de résistance" (stress tests) menés pour déterminer leur capacité à encaisser des chocs.

Mardi 4 novembre, la BCE deviendra officiellement le régulateur direct des 130 plus grandes banques de la zone euro, une étape majeure dans l'histoire de la monnaie unique et de l'Union bancaire décidée pour renforcer la confiance et la stabilité du secteur financier après le déclenchement en 2011 de la crise des dettes souveraines.

La Banque d'Angleterre soumet de son côté les banques britanniques à ses propres tests afin de quantifier l'impact de la baisse des prix immobiliers outre-Manche dont elle publiera les conclusions le 16 décembre.

Sauf surprise, les principales banques hexagonales devraient figurer parmi les établissements solides de la zone euro.

"Les actifs (en France) restent de bonne qualité. Les banques y sont bien capitalisées et bénéficient d'économies d'échelle grâce à la consolidation déjà intervenue dans le secteur", soulignent les analystes de Royal Bank of Scotland qui entrevoient des difficultés pour certains établissements en Autriche, au Royaume-Uni, en Grèce, au Portugal, en Italie et même en Allemagne où des établissements régionaux pourraient afficher un déficit de fonds propres.

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