LEAD 1-Passe d'armes entre membres de la BCE sur la relance

vendredi 17 octobre 2014 16h38
 

* Weidmann estime que l'Allemagne n'a pas besoin de mesures de soutien

* Coeuré juge qu'une politique budgétaire peut contribuer à lutter contre une inflation basse

* Dire que la BCE devient une "bad bank" est "absurde" - Nowotny (Actualisé tout du long)

par Aija Krutaine et Michael Shields

RIGA/VIENNE, 17 octobre (Reuters) - Des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont étalé vendredi leurs divergences de vues sur les mesures nécessaires pour relancer une économie de la zone euro à l'arrêt, à l'occasion d'une passe d'armes qui illustre des désaccords profonds au sein de l'institution.

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a estimé que l'Allemagne n'avait pas besoin de stimulants budgétaires, rejetant les appels à peine voilés du président de la BCE Mario Draghi en faveur d'une hausse de l'investissement public allemand pour soutenir la zone euro.

De nombreux Etats, dont les Etats-Unis, et organisations internationales appellent Berlin, fervent défenseur de l'austérité budgétaire, à utiliser son important excédent courant et sa marge de manoeuvre budgétaire pour investir davantage.

De son côté, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE et considéré comme un lieutenant de Mario Draghi, a déclaré que les gouvernements pourraient contrer les prix bas avec "une politique budgétaire, quand elle est possible sans remettre en cause la soutenabilité de la dette à long terme", envoyant un signal clair à des pays comme l'Allemagne.

Cette passe d'armes entre Jens Weidmann, considéré comme un 'faucon' et un tenant de la 'ligne Draghi' illustre le désaccord sur les limites du champ d'action de la BCE, au moment où les marchés, nerveux, réclament des gages.   Suite...