France-La modulation des allocations familiales suscite un tollé

vendredi 17 octobre 2014 10h03
 

* La CGT dénonce une remise en cause du principe d'universalité

* L'UMP fustige une improvisation, le MoDem évoque une "erreur"

* Soutien en demi-teinte d'EELV

PARIS, 17 octobre (Reuters) - La modulation des allocations familiales en fonction des revenus, annoncée jeudi soir par le gouvernement, suscite un tollé dans les rangs de l'opposition et des syndicats qui dénoncent une remise en cause du principe d'universalité.

Cette mesure, qui avait été un temps écartée ces dernières semaines par l'Elysée, devrait permettre de faire 400 millions d'euros d'économies en 2015 et 800 millions par an ensuite en année pleine, selon des sources gouvernementales.

Obtenue par les députés socialistes, en accord avec le gouvernement, la modulation concernera 12% des familles et n'entrera en vigueur que le 1er juillet 2015 ( ).

Dès jeudi soir, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, avait dénoncé une "remise en cause sans précédent de ce qu'on appelle l'universalité" des allocations familiales, jugeant cette mesure indécente.

"C'est de l'improvisation, la ministre chargée de cela avait déclaré exactement le contraire il y a plusieurs semaines", a estimé pour sa part vendredi matin l'ancien ministre UMP du Budget, Eric Woerth, sur RTL.

"Sur le fond c'est une erreur", a-t-il ajouté. "Ce gouvernement stigmatise les familles depuis son arrivée. L'année dernière c'était le quotient familial", a-t-il ajouté, en référence à l'abaissement de ce dispositif qui permet une baisse de l'impôt sur le revenu au titre des enfants à charge.   Suite...