Sept candidats pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse

jeudi 16 octobre 2014 12h36
 

* Les offres fermes doivent être déposées avant fin octobre

* Entre 400 et 600 millions d'euros de recettes pour l'Etat

* Inquiétudes pour le développement d'Airbus

par Johanna Decorse

TOULOUSE, 16 octobre (Reuters) - Sept grands groupes français ou étrangers sont, selon des sources proches du dossier, candidats au rachat des parts de l'Etat dans l'aéroport Toulouse-Blagnac, un processus dont les conséquences pour Airbus inquiètent des élus locaux.

Annoncée le 11 juillet dernier par le gouvernement, la privatisation du sixième aéroport français, détenu à 60% par l'Etat, est sur le point d'aboutir. Dans le cadre de la procédure d'appel d'offres engagée par l'Agence des participations de l'Etat, les acquéreurs potentiels ont jusqu'au 31 octobre pour déposer leur offre ferme.

Le candidat retenu rachètera 49,99% du capital de l'aéroport, avec une option de vente pour les 10,01% des parts étatiques restantes. La Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse conservera 25 % des parts et les collectivités territoriales (Région Midi-Pyrénées, Département de Haute-Garonne, Communauté urbaine de Toulouse Métropole), 5 % chacune.

Aéroport de Paris, gestionnaire des plates-formes de Paris-Orly et de Paris-Charles de Gaulle s'est porté candidat avec l'assureur Predica, a confirmé un porte-parole d'ADP.

Vinci Airports, qui exploite 23 aéroports dans le monde, a, selon des sources proches du dossier, présenté une offre commune avec CDC Infrastructure (filiale à 100% de la Caisse des Dépôts) et EDF Invest.   Suite...