PORTRAIT-Lévy retenu pour EDF après avoir "pacifié" Thales

mercredi 15 octobre 2014 12h38
 

par Cyril Altmeyer

PARIS, 15 octobre (Reuters) - En prenant prochainement la tête d'EDF, Jean-Bernard Lévy sera resté moins de deux ans au poste de PDG de l'équipementier aéronautique Thales , rejoint six mois après avoir quitté avec fracas Vivendi.

Le gouvernement a confirmé mercredi que ce polytechnicien de 59 ans remplacerait Henri Proglio à la tête d'EDF, dont l'Etat détient 84,5%, afin de mettre en musique la loi sur la transition énergétique qui vient d'être adoptée à l'Assemblée.

En rejoignant EDF, Jean-Bernard Lévy quittera ainsi un autre groupe dont l'Etat est le premier actionnaire, juste devant Dassault Aviation, le constructeur de l'avion de combat Rafale dont Thales fabrique les radars.

Nommé juste avant Noël 2012 à la tête de Thales, également présent dans le spatial et la sécurité, Jean-Bernard Lévy a pacifié un groupe déchiré par la rupture du dialogue entre les syndicats et son prédécesseur, Luc Vigneron.

Parfois considéré comme austère, l'homme dont la nomination chez Thales avait été accueillie avec scepticisme dans le milieu de la défense a depuis réorienté le groupe vers la croissance et non plus les seules économies.

Il a cherché à améliorer les conditions d'obtention des contrats - le point faible de Thales - plutôt qu'à se lancer dans une série d'acquisitions comme lors de ses dix ans passés à la tête de Vivendi.

Propulsé par le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, à la direction du groupe en 2002, Jean-Bernard Lévy a étoffé le périmètre du conglomérat de médias et de communications après la débâcle de l'ère Jean-Marie Messier

Jean-Bernard Lévy a notamment mené l'intégration de Neuf Cegetel dans SFR, l'acquisition de l'opérateur télécoms brésilien GVT et la création d'Activision Blizzard, numéro un mondial des jeux vidéo - trois activités aujourd'hui cédées.   Suite...