14 octobre 2014 / 15:33 / dans 3 ans

GRAPHES-Zone euro-Vers un élargissement des spreads ?

* Divergence entre spread et activité : bit.ly/1D9xm1Z

* Les anticipations de QE par la BCE ont pu la justifier

* Activité en berne et doutes sur le QE vont peser sur les spreads

14 octobre (Reuters) - Les rendements sur les dettes souveraines allemandes et françaises de référence ont touché un nouveau plus bas mardi tandis que ceux des obligations d‘Etat grecques ont atteint leur plus haut niveau depuis sept mois.

La remontée des taux est certes marquée en Grèce mais le mouvement touche l‘ensemble des pays périphériques.

L‘évolution des spreads de ces derniers vis-à-vis de l‘Allemagne, qui demeure considérée comme l‘une des meilleures signatures de la zone euro, n‘est plus corrélée à celle de l‘indice des directeurs d‘achat du secteur manufacturier au sein de la zone euro, qui est un bon indicateur avancé de l‘évolution de l‘activité.

Graphique sur l‘évolution comparée du spread entre la moyenne arithmétique des rendements à 10 ans espagnols et italiens et ceux de l‘Allemagne d‘une part et la variation de l‘indice PMI manufacturier de la zone euro d‘autre part :

bit.ly/1D9xm1Z

Malgré le retournement de l‘indice PMI manufacturier depuis la fin 2013 et donc l‘annonce d‘un ralentissement de l‘activité au sein de la zone euro, les spreads périphériques ont continué de se resserrer.

La baisse des rendements longs à de nouveaux plus bas historiques dans les pays considérés comme appartenant au “coeur” de la zone euro, comme l‘Allemagne et dans une moindre mesure la France, est cohérente avec la détérioration des perspectives de la région, confirmées par le passage en territoire négatif de l‘indice ZEW du moral des investisseurs et des analystes allemands pour la première fois en deux ans au mois d‘octobre.

La poursuite du redressement des spreads pouvait s‘expliquer par les espoirs de mise en oeuvre par la Banque centrale européenne d‘un programme d‘achat de dettes souveraines pour contrer des menaces de déflation qu‘est encore venu alimenter la chute de l‘inflation à un plus bas de cinq ans au mois de septembre en France.

Le début de l‘examen mardi par la Cour européenne de justice (CEJ) de la légalité des opérations monétaires sur titres (OMT) conduites par la BCE est venue rappeler aux investisseurs que cette dernière pourrait être entravée dans ses velléités affichées de franchir une nouvelle étape dans l‘assouplissement de sa politique monétaire.

Aucune décision de la CEJ n‘est attendue avant la mi-2015 mais une poursuite de la détérioration de l‘environnement économique pourrait mettre à mal le processus de retour à la convergence des taux souverains au sein de la zone euro que le président de la BCE, Mario Draghi, a initié à l‘été 2012 en promettant de faire tout ce qui serait nécessaire pour sauver l‘euro. (Marc Joanny, édité par Marc Angrand)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below