La zone euro presse Berlin d'accepter des dépenses de relance

lundi 13 octobre 2014 10h22
 

par Robin Emmott

LUXEMBOURG, 13 octobre (Reuters) - La France et l'Italie tenteront, lors de la réunion de l'Eurogroupe au Luxembourg, de convaincre l'Allemagne de la nécessité de relancer l'économie de la zone euro par la dépense publique mais, symbole de l'inertie qui règne, la liste attendue des projets d'investissements ne sera pas prête avant décembre.

Les grands argentiers de la zone euro se réunissent à partir de lundi, et ce pour deux jours, à Luxembourg, dans la foulée de l'assemblée générale du Fonds monétaire international la semaine dernière à Washington, où le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a exclu de "signer des chèques" pour la zone euro.

Un fonds d'investissements d'infrastructures, réunissant des fonds publics et privés, fait figure de compromis mais la première version d'une liste de projets potentiels ne sera pas prête avant décembre, selon un document préparé pour la réunion au Luxembourg.

La santé économique de la zone euro inquiète les dirigeants mondiaux qui redoutent que le bloc décroche encore, seulement deux ans après la crise de la dette, et demandent un assouplissement des règles budgétaires.

Des responsables européens tentent de convaincre les autorités françaises et italiennes de modifier leurs projets de budgets pour 2015 avant de les transmettre à la Commission européenne la semaine prochaine pour éviter un probable jugement négatif de sa part, a-t-on appris de sources européennes.

Les ministres réunis à Luxembourg discuteront également avec les inspecteurs de l'UE et du FMI du projet de la Grèce de sortir du plan d'aide international en 2015, avec un an d'avance sur la calendrier prévu.

En Allemagne, où la récente série noire d'indicateurs suggère une économie en perte de vitessse, Angela Merkel semble ne plus fermer la porte à la dépense publique. La chancelière a déclaré que son gouvernement étudiait les moyens de stimuler l'investissement dans l'économie allemande, qui s'est contractée de 0,2% au deuxième trimestre.

Selon deux sources de la coalition au pouvoir, le gouvernement va réduire ses prévisions de croissance de 2014 et 2015.   Suite...