L'Allemagne devrait investir davantage - Dijsselbloem

lundi 13 octobre 2014 10h01
 

BERLIN, 13 octobre (Reuters) - L'Allemagne devrait investir davantage dans des domaines tels que les infrastructures, la recherche et l'éducation, a déclaré Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, se joignant ainsi aux voix de plus en plus nombreuses qui critiquent la réticence de Berlin à lancer des mesures de soutien à l'économie.

La première puissance économique européenne est critiquée sur la scène internationale pour se focaliser sur l'équilibre budgétaire alors que ses coûts de financement sont à un plus bas historique et que son activité ainsi que celle de la zone euro sont quasiment au point mort.

Le pays devrait investir davantage dans des routes, des infrastructures numériques, la recherche & développement ou encore l'éducation, a dit Jeroen Dijsselbloem en marge des réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale organisées au cours du week-end.

L'Allemagne ne devrait pas se contenter de mesures prises il y a 10 ans, a poursuivi celui qui est également ministre des Finances néerlandais, selon des propos rapportés lundi par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

"On n'entreprend pas des réformes structurelles tous les 10 ou 20 ans. L'Allemagne doit rester vigilante, afin de rester compétitive. On ne peut pas juste regarder vers le passé et se satisfaire de réformes qui ont été mises en place il y a des années."

Jeroen Dijsselbloem fait référence aux bouleversements imposés au marché du travail par Gerhard Schröder, le prédécesseur d'Angela Merkel à la tête du pays.

Le chancelier social-démocrate avait notamment réduit les allocations pour les chômeurs de longue durée et facilité aussi bien les licenciements que les embauches.

L'Eurogroupe, qui réunit les 18 ministres des Finances de la zone euro, se réunit ce lundi à Luxembourg. (Alexandra Hudson, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Tangi Salaün)