Bourse-Iliad grimpe, Exane croit à une consolidation en France

vendredi 10 octobre 2014 12h07
 

PARIS, 10 octobre (Reuters) - L'action Iliad signe la plus forte des très rares hausses de l'indice SBF 120 vendredi matin à la Bourse de Paris, Exane BNP Paribas, qui a relevé sa recommandation sur la valeur de "neutre" à "surperformer", continuant de miser sur une consolidation du secteur télécoms en France.

A 11h58, le titre s'octroie 2,96% à 160,20 euros, contre une baisse de 1,65% au même instant pour le SBF 120.

"Notre principal scénario repose sur un échec de la tentative du groupe d'acquérir T-Mobile US - ce qui serait un soulagement à court terme - et augmenterait à long terme le potentiel de la consolidation (du secteur télécoms, NDLR) en France", indique dans une note sectorielle Exane.

Selon le broker, cela pourrait conduire le titre vers une valeur de 230-240 euros par action.

Iliad a annoncé au coeur de l'été une offre à 33 dollars par action sur 56,6% de T-Mobile US, une proposition toutefois jugée trop basse par Deutsche Telekom, maison-mère du quatrième opérateur mobile des Etats-Unis.

La maison-mère de Free s'est donné jusqu'à la mi-octobre pour prendre une décision sur le relèvement éventuel de son offre d'achat sur T-Mobile US, selon plusieurs sources proches du dossier.

"Tout d'abord, la visibilité reste faible aux Etats-Unis quant à la finalisation de l'acquisition par Iliad de T-Mobile", juge Exane.

"Deuxièmement (...) nous pensons que la consolidation reste probable sur le marché français à un horizon de 12 mois, le scénario le plus probable étant un rapprochement entre SFR et Bouygues Telecom et Iliad en étant un bénéficiaire indirect", ajoute le broker.

La filiale télécoms du groupe Bouygues avait tenté de racheter SFR à Vivendi, mais ce dernier lui avait préféré début avril l'offre du câblo-opérateur Numericable .

De nombreux analystes et investisseurs anticipaient alors le début des grandes manoeuvres avec une consolidation du secteur en France, mais le projet d'Iliad aux Etats-Unis était alors venu contrarier tout cela, faisant même perdre 19% à l'action de la maison-mère de Free entre fin juillet et fin août. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)