LEAD 1-Berlin va réviser en baisse ses prévisions de croissance

vendredi 10 octobre 2014 09h28
 

(Actualisé avec la déclaration du ministère de l'Economie)

BERLIN, 10 octobre (Reuters) - Le gouvernement allemand annoncera la semaine prochaine des prévisions de croissance de 2014 et de 2015 revues en baisse, selon deux sources de la coalition au pouvoir, l'une d'elles ayant précisé que la nouvelle prévision de croissance serait de l'ordre de 1,25% pour les deux années.

"C'est le chiffre adapté", a dit l'une des sources. La seconde a mentionné une "forte réduction" des projections semestrielles, dont la dernière publication remonte à avril et qui donnaient 1,8% de croissance en 2014 et 2,0% en 2015.

L'Allemagne a démarré l'année sur les chapeaux de roue mais une telle révision semblait inévitable après la contraction de 0,2% du PIB au deuxième trimestre et une série de statistiques médiocres qui laissent entrevoir une stagnation au troisième trimestre.

Le Fonds monétaire international (FMI) a lui-même, cette semaine, sabré ses prévisions de croissance de l'Allemagne, les ramenant à 1,4% en 2014 et 1,5% en 2015, tandis que les grands instituts de conjoncture allemands ont fait de même en projetant dorénavant 1,3% et 1,2% de croissance respectivement.

Des membres du gouvernement se réuniront lundi pour mettre la dernière main aux prévisions qui seront annoncées par le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel mardi.

Le ministère de l'Econmie a déclaré ce vendredi que les perspectives d'exportation de l'Allemagne resteraient restreintes dans les mois qui viennent en raison d'une demande mondiale atone et d'une croissance à l'arrêt en zone euro.

Il a ajouté que le consommateur allemand avait toutefois suffisamment de sécurité en matière de revenus et d'emploi pour alimenter la demande.

"Dans les mois qui viennent, nous devons nous attendre à ce que l'exportation évolue d'une manière très contrainte", lit-on dans le rapport mensuel du ministère. Il ajoute qu'"un marché de l'emploi solide, des revenus en hausse et des prix stables font que la consommation privée continuera de jouer un rôle positif".

(Gernot Heller et Stephen Brown, Wilfrid Exbrayat pour le service français)