Les candidats à la reprise d'Urenco invités à déposer des offres

jeudi 9 octobre 2014 19h40
 

par Sophie Sassard et Anjuli Davies et Geert De Clercq

LONDRES/PARIS, 9 octobre (Reuters) - L'Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont demandé aux candidats intéressés par leur société commune d'enrichissement de l'uranium Urenco de soumettre des offres provisoires d'ici la fin de l'année, ont déclaré des sources proches du dossier.

Les trois pays, qui détiennent chacun le tiers du numéro deux du secteur derrière le russe Tenex, ont convenu d'éprouver l'intérêt du marché avant de lancer éventuellement une procédure de privatisation qui pourrait rapporter une dizaine de milliards d'euros, ont ajouté les sources.

Areva, Toshiba, un consortium emmené par l'ancien patron Patrick Upson et divers fonds de capital investissement soumettront sans doute une proposition en décembre, ont encore dit les sources.

Urenco, Areva, Toshiba et Upson n'étaient pas disponibles dans l'immédiat.

La baisse des prix de l'uranium est susceptible de dégrader la valorisation d'Urenco, une société basée à Londres et créée en 1970, qui a publié un bénéfice brut semestriel en hausse de 19% mais qui a également fait état de prix déprimés, d'une demande atone et de stocks qui gonflent de plus en plus.

"Rien de neuf, pas de nouvelles évolutions du dossier", a déclaré Coen Gelinck, porte-parole du ministère des Affaires étrangères néerlandais. Des responsables des gouvernements britannique et allemand n'avaient pu être joints dans l'immédiat.

A la suite de la décision de l'Allemagne de renoncer au nucléaire en janvier 2013, Berlin avait annoncé que les sociétés de services aux collectivités E.ON et RWE, qui détiennent 33% du capital d'Urenco, voulaient vendre. Londres avait annoncé en avril 2013 son intention de céder ses propres 33%.

Les Néerlandais sont plus prudents, affirmant qu'ils veulent que la société restent en de bonnes mains.   Suite...