Renzi confiant avant le vote de confiance mercredi au Sénat

mardi 7 octobre 2014 16h50
 

ROME, 7 octobre (Reuters) - Le président du Conseil italien Matteo Renzi pense que les "frondeurs" de son Parti démocrate le soutiendront lors du vote de confiance mercredi au Sénat sur sa réforme controversée du marché du travail.

Ce vote, qui décidera de l'avenir du gouvernement, coïncidera avec un sommet sur l'emploi à Milan auquel assisteront les dirigeants d'une vingtaine de pays à l'appel de la présidence italienne de l'UE. (voir )

"Je ne m'inquiète pas des embuscades", a déclaré Matteo Renzi mardi aux journalistes, faisant allusion au risque de voir des sénateurs du Parti démocrate voter contre lui.

"Je suis convaincu que tous les sénateurs (PD), naturellement, voteront en faveur de la confiance, comme cela a toujours été le cas", a-t-il ajouté.

"Si la majorité au pouvoir veut poursuivre son travail, elle votera la confiance. De toute façon, les réformes devront être faites."

Plusieurs élus de la gauche du PD, comme l'ancien secrétaire général Pier Luigi Bersani, ont assuré que, conscients de leurs responsabilités, ils voteraient la confiance.

Le gouvernement, contesté également pas les syndicats, dispose d'une faible majorité à la Chambre haute.

La réforme du marché du travail prévoit notamment une simplification de la procédure de licenciement dans les grandes entreprises, une prolongation des droits au chômage, une réduction du nombre des contrats à durée déterminée, un renforcement du rôle des agences pour l'emploi et un assouplissement des garanties salariales pour les personnes en CDI.

C'est ce dernier point qui a cristallisé le mécontentement d'une partie du Parti démocrate.

Avec une économie s'avançant vers une troisième année consécutive de contraction en 2014 et un taux de chômage atteignant des niveaux inédits depuis les années 1970, la création d'emplois est une priorité pour le président du Conseil.

Le principal syndicat d'Italie, la CGIL, a menacé de déclencher une grève si Matteo Renzi persistait dans sa volonté de réforme. (Francesca Piscioneri et Alberto Sisto, avec Roberto Landucci; Bertrand Boucey et Guy Kerivel pour le service français)