Brésil-La Bourse salue Neves au second tour de la présidentielle

mardi 7 octobre 2014 04h32
 

* La Bourse et le réal ont fini en nette hausse

* Le second tour le 26 octobre s'annonce serré

* Suspense sur une consigne de vote du PSB au second tour

RIO DE JANEIRO/SAO PAULO, 7 octobre (Reuters) - Les marchés financiers brésiliens ont fini en forte hausse lundi, saluant la présence au second tour de l'élection présidentielle de leur candidat favori, le centriste Aecio Neves, face à la présidente sortante de gauche Dilma Rousseff.

L'indice Bovespa de la Bourse de Sao Paulo a fini en hausse de 4,7%, sa plus forte hausse journalière depuis plus de trois ans, après avoir un moment gagné 8% séance. Le réal BRBY BRL= a gagné 1,46% face au dollar.

Avec 33,6% des suffrages dimanche, Aecio Neves, candidat du Parti social-démocrate du Brésil (PSDB), a obtenu huit points de moins que la présidente sortante, candidate du Parti des travailleurs (PT) (41,6%). Le sénateur centriste, longtemps donné troisième par les sondages pour le premier tour, a fait une remontée fulgurante, éliminant la candidate du Parti socialiste brésilien (PSB), Marina Silva, donné un temps favorite. Le second tour, le 26 octobre, s'annonce serré.

Le second tour sera une bataille entre deux visions opposées du Brésil : un capitalisme dirigé par l'Etat pour la représentante du Parti des travailleurs et une politique favorable aux marchés promise par le PSDB. Les deux partis à eux deux sont au pouvoir depuis 20 ans.

Dilma Rousseff et le PT accusent le PSDB de favoriser les ménages les plus aisés, une accusation qui porte dans un pays où plus de la moitié des électeurs vivent au sein de foyers dont le revenu est inférieur à 1.000 dollars (800 euros) par mois.

Les investisseurs accusent Dilma Rousseff de mener une politique inflationniste et de n'avoir pas soutenu la croissance. Après une croissance supérieure à 4% par an durant le boom des matières premières de la dernière décennie, l'économie brésilienne n'a plus affiché qu'une croissance moyenne de 2% sous le mandat de Dilma Rousseff.   Suite...