La CFE-CGC en appelle au gouvernement pour sauver la SNCM

lundi 6 octobre 2014 22h20
 

MARSEILLE, 6 octobre (Reuters) - Le syndicat des officiers et de l'encadrement CFE-CGC de la SNCM a demandé lundi "l'appui de l'Etat" pour éviter une possible "mise en liquidation judiciaire" de la compagnie maritime.

A la veille d'une réunion mardi des partenaires sociaux, représentants de l'Etat et actionnaires de la compagnie autour du médiateur nommé par le ministère des Transports, Gilles Bélier, la CFE-CGC a choisi d'alerter le Premier ministre Manuel Valls, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal et le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies.

Dans un courrier, elle réclame au gouvernement "l'émergence d'une solution" pour "assurer un avenir durable" à l'entreprise.

Le syndicat accuse l'actionnaire majoritaire Transdev de préparer un redressement judiciaire de l'entreprise, qui entraînerait selon lui une "rapide perte de contrôle et une très possible mise en liquidation judiciaire" de la SNCM.

"Aujourd'hui, Transdev s'apprête à déclencher artificiellement en novembre l'une des plus importantes procédures collectives du quinquennat", affirme le syndicat, évoquant une médiation "vidée de (son) contenu" par les actionnaires et la direction de la compagnie.

"Il y a là un chemin vers une aventure aux risques incalculables pour les emplois", prévient-il, évoquant la perte d'un millier d'emplois directs, voire de 2.000 emplois en cas de liquidation de la compagnie.

Le moratoire signé à l'issue de la grève de 17 jours qui a paralysé le trafic au début de l'été prévoit qu'aucun redressement judiciaire de la compagnie maritime ne peut intervenir avant la fin du mois d'octobre.

Mais l'actionnaire majoritaire Transdev est favorable à cette solution qu'il juge "indispensable" pour sauver la compagnie maritime en grande difficulté.

La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev - coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts -, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés.   Suite...