Les Bulgares retournent aux urnes sans illusion

dimanche 5 octobre 2014 08h56
 

par Tsvetelia Tsolova et Angel Krasimirov

SOFIA, 5 octobre (Reuters) - Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche en Bulgarie pour des législatives anticipées dont l'issue la plus probable est la formation d'une nouvelle coalition fragile qui aura du mal à s'attaquer aux racines de la corruption et à relancer l'activité économique.

Après la formation de quatre gouvernements différents en deux ans, le GERB (Citoyens unis pour le développement de la Bulgarie, droite), conduit par l'ancien Premier ministre Boïko Borissov, devrait conserver son statut de première force politique sans pour autant décrocher la majorité absolue au parlement monocaméral.

Les derniers sondages le créditent d'un peu plus de 34% des intentions de vote, loin devant le Parti socialiste (PSB) à 19%, et le Mouvement pour les droits et libertés (MDL, représentant la minorité turcophone musulmane) à un peu plus de 15%. Probable partenaire du GERB, le Bloc réformiste rallierait les suffrages de 6% des électeurs.

Le seuil d'entrée au Parlement est fixé à 4% au moins des voix. Six à huit partis pourraient y être représentés.

Dans une interview accordée la semaine dernière à Reuters, Boïko Borissov s'est dit prêt à négocier avec la plupart des partis, non pour former une grande coalition mais pour obtenir des soutiens ponctuels au parlement.

Aux précédentes législatives, en 2012, le GERB, déjà conduit par cet ancien garde du corps, était arrivé en tête du scrutin mais le gouvernement Borissov a démissionné en février 2013, emporté par d'importantes manifestations agrégeant des revendications différentes (refus de l'austérité, contestation des tarifs élevés de l'électricité).

La coalition formée autour du Premier ministre socialiste Plamen Orecharski qui lui a succédé n'a pas fait mieux, contraignant le président Rossen Plevneliev à anticiper le retour aux urnes.

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