France-Royal n'exclut pas de fermer un autre site que Fessenheim

mardi 30 septembre 2014 09h48
 

PARIS, 30 septembre (Reuters) - La fermeture de la centrale Fessenheim reste privilégiée dans le cadre de la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France mais toute autre proposition d'EDF sera étudiée, a déclaré mardi Ségolène Royal.

La ministre de l'Ecologie s'apprête à défendre devant les députés le projet de loi pour la transition énergétique, en cours d'examen à l'Assemblée nationale, qui prévoit une stabilisation de la capacité nucléaire de la France à 63,2 Gigawatts.

La perspective de l'ouverture de la centrale de Flamanville en 2016 doit donc s'accompagner de la fermeture d'un autre site. La centrale de Fessenheim, la plus ancienne de France, semble promise à cesser son activité.

Mais le texte présenté aux députés prévoit qu'EDF décide, en partenariat avec l'Autorité de sûreté nucléaire, comment adapter la capacité de son parc aux objectifs de l'Etat et la ministre de l'Ecologie n'a pas fermé la porte au choix d'un autre site.

"Sur Fessenheim, il y a eu des investissements, 500 millions d'euros", a dit Ségolène Royal sur France Inter.

"Et donc je regarderai avec beaucoup de pragmatisme (...) quelles sont les propositions de l'entreprise par rapport au choix le plus judicieux, c'est-à-dire quels sont les deux réacteurs qui coûtent le plus cher en terme d'investissement pour être remis aux normes, et une décision sera prise."

"Si EDF a une proposition plus judicieuse que fermer Fessenheim, je regarderai cette proposition", a-t-elle ajouté.

"Evidemment, ma préférence va vers la fermeture de réacteurs sur un site où il y a plus de deux réacteurs parce que ça évite la fermeture complère d'un site industriel", a encore dit Ségolène Royal.

Le site de Fessenheim compte seulement deux réacteurs. Selon une étude de l'Insee Alsace publiée en juillet, sa fermeture affecterait 2.000 emplois et aurait un impact sur les revenus de 5.000 personnes. (voir )   Suite...