Le luxe menacé par l'aggravation des tensions à Hong Kong

lundi 29 septembre 2014 18h26
 

* L'industrie du luxe y réalise environ 10% de ses ventes

* Des analystes ont déjà révisé à la baisse leurs prévisions

par Pascale Denis

PARIS, 29 septembre (Reuters) - L'aggravation des tensions politiques à Hong Kong constitue une réelle menace pour l'industrie du luxe, qui réalise environ 10% de ses ventes dans l'ancienne colonie britannique.

Depuis juin, la ville est le théâtre d'une contestation sans précédent qui est montée d'un cran ces jours derniers entre forces de l'ordre et manifestants réclamant la liberté de choix dans l'organisation des élections prévues en 2017.

"L'escalade des manifestations étudiantes mérite toute l'attention des investisseurs, compte tenu du poids de Hong Kong dans le chiffre d'affaires du secteur", commente Luca Solca, analyste d'Exane BNP Paribas.

Les remous qui agitent la ville ont déjà entraîné une forte baisse des flux touristiques chinois et ont déjà durement touché certains acteurs du luxe comme Richemont, propriétaire de Cartier ou Van Cleef & Arpels, qui y réalise 17% de son chiffre d'affaires.

"Les contacts que nous avons sur place font état d'un environnement très difficile pour le commerce, les Chinois ayant cessé de venir et les acheteurs locaux restant sur la réserve", ajoute l'analyste d'Exane BNP Paribas.

Si la situation devait s'aggraver, elle pourrait selon lui avoir un effet dévastateur aussi fort que celui provoqué par le virus du SARS en 2003. "Ce n'est pas notre scénario central, mais avec la détérioration récente de la situation, ce n'est pas exclu", ajoute-t-il.   Suite...