Le titre Allianz regagne du terrain après sa chute liée à Pimco

lundi 29 septembre 2014 10h34
 

FRANCFORT, 29 septembre (Reuters) - Le titre Allianz refaisait lundi matin une partie du terrain perdu vendredi dans la foulée de la brusque démission de Bill Gross du poste de directeur des investissements au sein de Pimco, numéro un mondial de la gestion obligataire et filiale de l'assureur allemand.

Ce rebond relatif de la valeur intervient également au moment où, selon le quotidien Handelsblatt, le conseil de surveillance pourrait prolonger de deux ans le mandat du président du directoire Michael Diekmann.

L'assureur, qui n'a pas voulu faire de commentaires à ce sujet, dérogerait ainsi à sa propre règle d'une limite d'âge de 60 ans pour ses dirigeants.

Vers 08h30 GMT, le titre Allianz prenait 1,36% à 129,99 euros à la Bourse de Francfort, affichant ainsi la plus forte hausse de l'indice Euro Stoxx 50.

L'action avait plongé de 6,18% vendredi à la suite de l'annonce du départ de Bill Gross, fondateur de Pimco et l'une des personnalités les plus influentes de la gestion obligataire.

A la suite du repli de vendredi, le titre Allianz a basculé dans le rouge depuis le début de l'année, accusant au cours actuel un repli de quelque 0,3% par rapport à son niveau du 31 décembre 2013.

Sur la même période, l'indice regroupant les valeurs de l'assurance européennes affiche un gain de près de 6%.

Pimco représente un quart du bénéfice opérationnel d'Allianz, qui s'est contenté de dire que son conseil de surveillance se réunirait en octobre.

Dans un entretien accordé à Reuters, Doug Hodge, directeur général de Pimco, a dit que l'entreprise s'éloignait du modèle de son fondateur, soulignant que la société ne se résumait pas à Bill Gross.

Celui-ci commence ce lundi à travailler chez Janus Capital , concurrent beaucoup plus petit de Pimco.

Doug Hodge ainsi que Dan Ivascyn, nouveau directeur des investissements chez Pimco, ont dit avoir passé tout le week-end à parler aux clients du nouveau modèle de direction de l'entreprise. (Ludwig Burger, avec la contribution de Jennifer Ablan, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)