Lockheed-Achat d'un satellite européen pour un contrat sud-coréen

samedi 27 septembre 2014 00h56
 

(Répétition du titre)

WASHINGTON, 27 septembre (Reuters) - Lockheed Martin achètera un satellite de communications militaires européen au nom de la Corée du Sud dans le cadre d'un contrat de sept milliards de dollars portant sur la livraison de 40 avions de combat F-35 pour le pays.

Le géant de la défense américain, lui-même fabricant de satellites, n'a pas dévoilé le coût de ce nouveau satellite ni l'identité de celui qui le construira, se contentant de dire que l'équipement correspondait aux exigences de la Corée du Sud.

Selon des responsables gouvernementaux américains et des acteurs du secteur de la défense, c'est la première fois qu'une entreprise américaine inclut un satellite dans un accord de transfert de technologies ("offset") lié à un contrat d'armement.

"L'engagement de transfert de technologies de Lockheed Martin (...) répond directement aux demandes de la Corée du Sud en termes de défense nationale, permet une activité industrielle substantielle pour le pays et transfère une quantité importante de hautes technologies vers la Corée du Sud", a précisé Lockheed.

Les contrats d'armement sont généralement négociés entre Etats, mais ceux concernant le transfert de technologies sont négociés entre l'entreprise et le pays commanditaire.

Un responsable du Pentagone a dit que Washington avait donné son feu vert au contrat F-35 dans son ensemble, y compris les coûts liés aux transferts de technologies, tout en ajoutant que la décision d'y inclure un satellite européen était "uniquement" celle de la Corée du Sud et de Lockheed.

Marco Caceres, analyste chez Teal Group, a déclaré que le nouveau satellite pourrait être construit par Thales, qui a déjà fabrique plusiers satellites de communication pour la Corée du Sud.

L'autre acteur de premier plan des satellites en Europe est Airbus.

Le satellite que va commander Lockheed sera vraisemblablement de taille intermédiaire et devrait représenter quelques centaines de millions d'euros, a ajouté Marco Caceres.

Ni Thales ni Airbus n'ont voulu faire de commentaire dans l'immédiat. (Andrea Shalal, Benoît Van Overstraeten pour le service français)