LEAD 1-France-Le gouvernement défend son plan Alstom face aux critiques

mercredi 5 octobre 2016 18h55
 

* L'Etat a pris ses responsabilités, dit Hollande

* Sirugue défend la rationalité de l'achat de 15 rames TGV

* Il s'agit selon lui d'une bonne décision pour le contribuable (Avec explications de Sirugue et Vidalies)

PARIS, 5 octobre (Reuters) - François Hollande et le gouvernement ont rejeté mercredi les accusations de "bricolage" industriel et électoraliste qui ont fusé après l'annonce, mardi, d'un plan de sauvetage du site Alstom de Belfort.

L'Etat a pris ses responsabilités en conciliant maîtrise des finances publiques et pérennité de l'entreprise, a ainsi déclaré le chef de l'Etat lors de l'inauguration du centre de recherche de Safran Electronics et Défense à Eragny (Val-d'Oise).

De son côté, le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, qui a conduit les négociations avec Alstom et les autres acteurs de la filières ferroviaire, a justifié la mesure la plus contestée, l'achat par l'Etat de 15 rames TGV.

"Le choix qui a été fait, c'est d'assurer par la commande d'Etat de donner toutes sortes de charges à des sites et à des entreprises qui en ont le plus besoin", a dit François Hollande.

"Quand l'Etat est absent, on met en cause son inertie. Mais quand l'Etat est présent, on s'interroge sur les moyens dont il dispose pour assurer l'avenir", a-t-il ajouté.

Le plan comprend l'accélération de commandes déjà en discussion et un début de diversification du site de Belfort, où 70 millions d'euros seront investis, pour en faire notamment un centre européen de maintenance des locomotives.   Suite...