5 octobre 2016 / 04:05 / il y a un an

RPT-Les craintes liées au Brexit et aux taux pèsent sur Wall Street

* Le Dow a perdu 0,47%, le S&P-500 0,50% et le Nasdaq 0,21%

* Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour les USA

* Apple et les banques limitent le recul des grands indices (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mardi soir)

par Noel Randewich

NEW YORK, 5 octobre (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mardi avec les inquiétudes suscitées par les modalités du Brexit, l'abaissement par le Fonds monétaire international (FMI) de sa prévision de croissance de l'économie américaine cette année et la perspective d'une prochaine hausse de taux aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a perdu 85,40 points, soit 0,47%, à 18.168,45. Le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a cédé 10,71 points, soit 0,50%, à 2.150,49. Avec sa forte pondération technologique, le Nasdaq Composite a davantage bénéficié de la hausse du titre Apple et a mieux résisté avec un repli limité à 0,21%, soit 11,22 points, à 5.289,66.

Il s'agit de la deuxième séance consécutive de baisse à Wall Street, où l'on se demande si la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne ne sera pas sans quelques dégâts après les déclarations au cours du week-end de la Première ministre britannique, Theresa May. Cette dernière a donné l'impression de vouloir que la Grande-Bretagne reprenne le contrôle de son immigration quitte à ne plus avoir accès au marché unique européen.

Ces propos ont contribué à faire tomber la livre sterling mardi à un plus bas de 31 ans face au dollar, à 1,2720 dollar.

"Il est évident que cela a fait des vagues avec la perspective d'une séparation de la Grande-Bretagne de l'UE légèrement plus désordonnée", dit Bill Northey, chez U.S. Bank.

Apple a pris 0,43% à 113 dollars et a été le principal soutien du S&P-500 et du Nasdaq. La firme à la pomme a étendu la portée mondiale de son système de paiement Apple Pay en annonçant son lancement dans un 10e pays, la Russie.

Le fabricant de l'iPhone n'a guère pâti des annonces largement attendues de Google, qui a présenté un nouveau smartphone, un casque de réalité virtuelle et un assistant numérique à commande vocale dans le cadre de ses efforts pour commercialiser des appareils en son nom propre et de mieux concurrencer Apple.

Le titre Alphabet, maison-mère de Google, a fini sur un gain modeste de 0,3% à 802,79 dollars.

LE SECTEUR FINANCIER SEUL EN HAUSSE

L'abaissement par le FMI de sa prévision de croissance aux Etats-Unis cette année était lui aussi attendu mais il a tout de même pesé sur le moral des investisseurs.

Dans ses perspectives économiques d'automne, le FMI ne prévoit plus que 1,6% de croissance pour l'économie américaine en 2016, contre 2,2% prévu mi-juillet, du fait d'un mouvement prolongé de réduction des stocks et de la faiblesse de l'investissement des entreprises.

"Le FMI a démontré par le passé qu'il était plutôt bon dans sa capacité à prédire la croissance mondiale et assurément lorsqu'il y a un abaissement, le marché a tendance à le traduire par un mouvement de ventes", dit Randy Frederick, directeur exécutif du trading et des dérivés chez Charles Schwab à Austin.

Les investisseurs sont d'autant plus prudents qu'ils continuent de s'interroger sur le calendrier de relèvement des taux de la Réserve fédérale, alors que les prises de position de responsables de la Fed se multiplient en faveur d'un prochain tour de vis monétaire.

Mardi, c'est le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker, qui a assuré qu'il se serait prononcé en faveur d'une hausse de taux lors de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed s'il avait pu voter.

Les investisseurs estiment à 63% la probabilité d'une hausse de taux en décembre aux Etats-Unis, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

En conséquence, le secteur financier a été le seul des 10 grands indices sectoriels du S&P à finir dans le vert, avec une progression de 0,32% et des hausses de 0,86% à 1,53% pour JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup.

Sears Holdings a bondi de 6,42% à 12,10 dollars en réaction à des informations de Bloomberg sur une prochaine cession de la marque d'outillage Craftsman, qui pourrait être valorisée jusqu'à deux milliards de dollars (1,8 milliard d'euros).

Environ 7,2 milliards d'actions ont été échangées au cours de la séance sur les différents marchés américains, contre 7,1 milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes, selon les données Thomson Reuters.

Au-delà de la dépréciation de la livre sterling, le dollar a progressé face à un panier de devises de référence (+0,45%), mais aussi face au yen, jusqu'à près de 103 yens pour un dollar, et face à l'euro, aux alentours de 1,12 dollar pour un euro.

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des obligations du Trésor américain a grimpé à 1,6899% contre 1,624% lundi. (Avec Yashaswini Swaminathan; Bertrand Boucey pour le service français)

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