J&J signale un risque de piratage d'une pompe à insuline

mardi 4 octobre 2016 14h44
 

par Jim Finkle

4 octobre (Reuters) - Johnson & Johnson a fait savoir à des patients qu'il avait été informé d'un risque de piratage informatique de l'une de ses pompes à insuline, jugeant toutefois que ce risque était faible.

Une pompe à insuline est composée d'un petit boîtier fonctionnant sur piles et d'un cathéter, ou dispositif de perfusion, sous-cutané.

Les experts du matériel médical pensent que c'est la première fois qu'un fabricant émet un tel avertissement à propos d'un risque qui devient prégnant dans cette industrie à la suite des révélations du mois dernier sur d'éventuelles failles des stimulateurs cardiaques et des défibrillateurs.

Des responsables du groupe pharmaceutique américain ont dit à Reuters qu'il n'avait pas connaissance de tentatives de piratage contre la pompe appelée J&J Animas One Touch Ping. Néanmoins J&J a préféré informer la clientèle et la conseiller sur les moyens de régler le problème.

"La probabilité d'une intrusion dans le système One Touch Ping est très faible", explique J&J dans des courriers transmis lundi à des médecins et à près de 114.000 usagers aux Etats-Unis et au Canada. Reuters a pris connaissance de ce courrier.

Un mois auparavant, une société de recherche en cybersécurité réputée affirmait qu'il existait des failles potentiellement dangereuses pour la vie des usagers des matériels cardiaques fabriqués par l'équipementire St. Jude Medical.

St. Jude, dont l'action avait chuté à la suite de ces déclarations, a déclaré que tout était faux et la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire des Etats-Unis, a ouvert une enquête.

La FDA se prépare à publier des directives relatives à la communication par les équipementiers médicaux de l'existence de failles de sécurité et J&J a précisé qu'il avait examiné la question avec celle-ci avant d'expédier son courrier.   Suite...